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Andrei Markov a hâte de renouer avec la foule du Centre Bell le 3 décembre: «C’est ce qui me manque le plus»

Photo d’archives BEN PELOSSE
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-09-15T04:00:00Z

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Andrei Markov l’avoue: il ne l’avait pas vu venir. Quand il a reçu le courriel de Geoff Molson lui annonçant que le Canadien prévoyait lui rendre hommage le 3 décembre, avant un match contre les Jets de Winnipeg, il avait peine à y croire.

«Disons que j’ai été pas mal surpris, a déclaré Markov, joint au téléphone par Le Journal de Montréal. Avec tout ce qui se passe présentement dans le monde, ce n’est pas quelque chose qui est facile à faire pour eux. Ça démontre la réelle volonté de l’organisation à tenir cet événement. J’étais vraiment content.»

Photo d’archives
Photo d’archives

Pour cette soirée magique, Markov prévoit être accompagné de ses deux plus jeunes enfants. La présence de son épouse dépendra de sa capacité à obtenir un visa.

Voilà un exemple de ce que veut dire Markov, qui a obtenu sa citoyenneté canadienne en 2010, quand il parle d’organisation compliquée. Ça, et, évidemment, la situation géopolitique en Russie et en Ukraine.

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Un des meilleurs de l’histoire

Si on se fie à la soirée similaire que le Canadien a organisée en l’honneur de P.K. Subban, en janvier 2023, l’ancien défenseur aura l’occasion de fouler la glace de l’amphithéâtre pour la première fois depuis le 20 avril 2017, date de son avant-dernier match dans l’uniforme montréalais.

«C’est sûr que je serai un peu émotif. Même si je ne serai pas en patins, a mentionné Markov, pourtant reconnu pour son allure taciturne. La foule du Centre Bell, c’est ce qui me manque le plus.»

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

L’an dernier, le numéro 79 a eu un avant-goût de l’accueil qu’il pourrait recevoir le 3 décembre. Présent dans les gradins avec son plus jeune fils, lors d’une visite des Capitals de Washington, Markov a reçu une chaleureuse ovation lorsque sa bouille est apparue sur l’écran géant.

L’homme de 46 ans a paru touché par cette démonstration d’amour, à laquelle il ne s’attendait manifestement pas.

«C’était fantastique de recevoir l’amour des partisans, a-t-il déclaré. Chaque fois que je reviens à Montréal, je me sens le bienvenu. Je me sens comme à la maison.»

«Dans les rues, au restaurant, les partisans me reconnaissent encore, a-t-il poursuivi. Je connais leur passion pour le hockey, mais ça continue de me surprendre. Ça fait quand même près de 10 ans que je ne joue plus pour le Canadien.»

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Ce qu’il semble oublier, c’est qu’il a été le général à la ligne bleue de cette formation pendant la grande majorité de ses 16 saisons. Il s’est retiré avec 572 points au compteur, ce qui le place ex aequo avec Guy Lapointe au deuxième rang des défenseurs les plus productifs de l’histoire du Canadien. Il se classe au second échelon pour les mentions d’assistance (453) et au troisième pour les buts (119).

Il a pensé devoir abandonner

Sa production aurait été encore plus grande s’il n’avait pas été privé d’une saison et demie en raison de deux conflits de travail dans la LNH et deux autres campagnes et demie en raison de deux blessures à un genou.

«La deuxième fois, celle où j’ai raté presque deux saisons complètes, ça a été vraiment difficile, a-t-il confié. Je ne comprenais pas ce qui se passait avec mon genou. J’avais passé à travers le même processus la première fois. À un moment précis, je savais qu’il était censé être guéri, mais ce n’était pas le cas.»

«Il y a des moments où j’ai cru que je ne jouerais plus jamais, a-t-il admis. Mais j’essayais d’éliminer ces pensées négatives de mon esprit et travailler fort pour revenir.»

À force de persévérance, il y est parvenu. Ce qui lui a permis d’offrir cinq autres bonnes saisons au Tricolore avant que la direction de l’époque ne décide de couper les ponts avec lui.

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