Andreescu revient de loin pour être à Paris


Dave Lévesque
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La dernière année a été difficile pour Bianca Andreescu et l’idée de représenter le Canada aux Jeux olympiques de Paris la réjouit.
«Je suis très reconnaissante d’avoir pu me qualifier parce que c’est une occasion qui se présente seulement une fois tous les quatre ans», a-t-elle souligné lors d’une visioconférence vendredi matin alors qu’elle se trouvait à Wimbledon.
La joueuse de 23 ans fait partie de l’équipe canadienne qui a été dévoilée jeudi et qui comprend aussi Leylah Annie Fernandez, Félix Auger-Aliassime, Milos Raonic et Gabriela Dabrowski.
Andreescu a pu obtenir sa place grâce à un laissez-passer octroyé à la suite d’une blessure. Elle en a encore cinq dans la manche, mais n’en a plus aucun pour les tournois du Grand Chelem.
«On verra pour l’US Open», a-t-elle bredouillé avec un sourire.
Revenir de loin
La présence d’Andreescu à Paris est un petit exploit en soi puisqu’elle est revenue au jeu lors des Internationaux de France, le mois dernier, après avoir raté dix mois d’action en raison d’une fracture de stress au dos.
Le retour s’est plutôt bien passé puisqu’elle atteint la troisième ronde à Roland-Garros, son meilleur résultat en carrière en France. Mais elle a dû gérer son énergie.
Après Roland-Garros, elle est passée directement au gazon et a atteint la finale du Libéma Open, aux Pays-Bas. Elle a ensuite pris une pause avant de participer à l’Omnium de Bad Homburg, où elle s’est inclinée au premier tour.
«Je me sens bien en ce moment, j’avais besoin de prendre une pause. J’ai aussi travaillé à renforcer mes muscles dans la région de l’aine.»
Positive
Même si elle n’a que 23 ans, l’Ontarienne a déjà vécu son lot de blessures. Celle qui l’a accablée au cours de la dernière année l’a fait chuter au 165e rang mondial, elle qui a été aussi haute que 4e en 2019.
Dans les circonstances, elle aurait pu baisser les bras, mais elle s’est battue avec son équipe afin de revenir.
«Comme j’ai déjà vécu ça dans le passé, ça m’aide à retrouver l’appétit de jouer parce que c’est difficile d’avancer et de reculer continuellement, ça peut être décourageant.
«J’essaie aussi de trouver des petites choses qui m’aident à être dans un bon état d’esprit.»
En profiter
Cette présence à Paris signifie qu’elle est passée de la terre battue au gazon et retournera ensuite à la terre battue alors qu’en temps normal, on enchaîne sur les surfaces dures.
«Ce n’est certainement pas l’horaire le plus facile, mais je n’ai jamais joué aux Olympiques et j’y tenais, alors c’est ce qu’il faut faire.»
Elle entend d’ailleurs vivre l’expérience à fond et n’ira pas à Paris en vacances.
«On dit qu’il n’y a pas de sentiment plus fort que de représenter ton pays aux Jeux olympiques et je voulais vivre ça. Je veux aussi avoir la chance de vivre l’expérience et d’échanger avec les autres athlètes. J’aimerais notamment rencontrer les athlètes canadiennes Alysha Newman et Penny Oleksiak.»