André Tourigny se prononce sur le développement de Logan Cooley, à l'opposé de celui de Juraj Slafkovsky: «La LNH, ce n'est pas une ligue de développement »

Jonathan Bernier
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TEMPE | D’une organisation à l’autre, les opinions diffèrent lorsque vient le temps de parler du développement d’un jeune joueur. Jeudi soir, sur la glace du Mullett Arena, on a assisté au choc de deux philosophies.
Alors que Juraj Slafkovsky cherche encore ses repères à sa deuxième saison dans la LNH, Logan Cooley connaît des débuts prometteurs à sa saison recrue avec les Coyotes.

Cooley est cet attaquant issu du programme de développement national américain que les Coyotes ont sélectionné deux rangs derrière Slafkovsky au repêchage de 2022. Présentement, il domine les recrues du circuit avec une récolte de sept points.
L’an dernier, au lieu de précipiter son entrée dans la LNH, la direction des Coyotes a préféré le laisser disputer une saison dans la NCAA, avec les Golden Gophers de l’Université du Minnesota.
Il a conclu la saison en étant nommé finaliste au trophée Hobey-Baker, remis au joueur le plus utile de la NCAA. Il a également représenté les États-Unis au Championnat mondial junior.
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«C’est important d’être patient avec les jeunes joueurs. Là-bas, il a pris confiance et il a accompli de belles choses, a raconté André Tourigny, rencontré quelques heures avant l’affrontement entre le Canadien et les Coyotes. Il faut féliciter Logan et Bill (Armstrong, le directeur général des Coyotes) pour avoir pris leur temps.»
Cette saison d’expérience dans la NCAA aura permis à Cooley de disputer un match pour l’obtention de la médaille de bronze lors du Championnat mondial junior ainsi que la finale du Frozen Four. Match que Minnesota a perdu 3 à 2 contre Quinnipiac.
«Il a vécu une situation dans laquelle il était sur la glace en prolongation dans un match de championnat (pour le bronze). Il a vécu une autre situation où son équipe tirait de l’arrière par un but dans un match de championnat avec la pression que ça implique», a remarqué le Nicolétain.

Le cas de Slafkovsky
Des expériences qui, selon Tourigny, aideront grandement son jeune protégé dans l’avenir.
Pendant ce temps, Slafkovsky tentait d’apprivoiser la LNH, non sans difficulté. Sa saison a pris fin le 15 janvier après 39 matchs. Un hiver où il a été privé d’une expérience qui aurait pu être enrichissante avec l’équipe junior slovaque.
«La LNH, ce n’est pas une ligue de développement. Tu ne joues pas dans la LNH pour te développer, tu joues dans la LNH parce que tu es capable d’aider ton club à gagner», a lancé Tourigny en répondant à une question qui ne concernait pas Slafkovsky, mais qui illustrait parfaitement son opinion sur le sujet.
«On est dans une ligue professionnelle où il n’y a pas de place pour des essais et erreurs, a-t-il ajouté. Si tu n’es pas capable d’exécuter des choses qui font normalement partie de ton rôle, sans être nerveux, c’est parce que tu n’es pas encore rendu là.»
C’est exactement la définition de ce qui se passe présentement avec Slafkovsky.