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Ancienne vedette du hockey universitaire: une coach accusée d’abus sexuels sur une élève

Vanessa Davidson pourra continuer à coacher des mineurs, mais elle ne pourra pas se retrouver seule en leur présence

Vanessa Davidson
Vanessa Davidson Photo fournie par CÉGEP JOHN ABBOTT
Photo portrait de Michael Nguyen

Michael Nguyen

2024-11-08T16:30:00Z
2024-11-08T20:49:06Z

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Une ex-vedette du hockey universitaire devenue enseignante et entraîneuse a beau être accusée d’avoir agressé sexuellement une élève de 16 ans, elle pourra continuer à enseigner, a tranché une juge.

«Les événements allégués sont survenus il y a plus de 12 ans. [L’accusée] a été employée dans des écoles toute sa vie. Je ne crois pas que, dans les circonstances, une condition de ne pas travailler avec des mineurs est nécessaire», a affirmé la juge Lucie Joncas à la suite d’une récente audience au palais de justice de Montréal.

Juste avant, Vanessa Davidson, 40 ans, expliquait à la cour qu’elle était entraîneuse adjointe pour l’équipe de hockey féminine du Cégep John Abbott. Elle cherchait alors une façon de divulguer sa situation à la direction.

Selon les autorités, Davidson aurait commis ses crimes durant l’année scolaire 2012-2013. À l’époque, l’accusée jouait pour les Stars de Montréal, dans la défunte Ligue canadienne de hockey féminin, après une glorieuse carrière universitaire à McGill. Parallèlement, elle effectuait de la suppléance en éducation physique dans une école secondaire de l’ouest de Montréal.

Vanessa Davidson, qui a été intronisée au Temple de la renommée sportive de l’Université McGill pour sa carrière dans le hockey universitaire, est accusée d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle sur une élève, pour des événements qui remonteraient à 2012-2013. Photo tirée du site web mcgillathletics.ca
Vanessa Davidson, qui a été intronisée au Temple de la renommée sportive de l’Université McGill pour sa carrière dans le hockey universitaire, est accusée d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle sur une élève, pour des événements qui remonteraient à 2012-2013. Photo tirée du site web mcgillathletics.ca Photo fournie par MCGILL ATHLETICS

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Six mois d’abus

C’est là qu’elle aurait rencontré une élève de 16 ans. Et après avoir gagné sa confiance, Davidson l’aurait exploitée sexuellement pendant six mois.

«Au début, elles se voyaient dans la voiture de l’accusée, a-t-il été dit à la cour. Après quelques rencontres, l’accusée l’a alors invitée au cinéma.»

Des abus seraient ensuite survenus chez l’accusée, qui aurait également tenté d’en commettre lors d’un voyage de ski organisé par l’école, ou encore dans un local de l’école.

La plaignante, dont l’identité est protégée par le tribunal, a mis fin à cette «relation» au bout de quelques mois. Elle en avait ensuite parlé à une autre enseignante qui aurait banalisé la situation, si bien qu’il n’y a pas eu de suite.

«Ça a eu un gros impact sur sa vie», a-t-il été dit à la cour.

Devenue adulte, la jeune femme a commencé à travailler avec des enfants. C’est là qu’elle dit avoir réalisé que la situation n’était pas normale, si bien qu’elle a porté plainte.

Coaching pas proscrit

À la suite d’une enquête policière, Davidson a été accusée d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle. Elle a comparu en liberté, mais la Couronne souhaitait ajouter la condition de lui interdire d’exercer un emploi où elle serait en situation d’autorité avec des mineurs.

Il s’agit d’une condition couramment imposée, mais dans ce cas-ci, Davidson l’a contestée en plaidant que selon un arrêt de la Cour suprême, la remise en liberté doit se faire dans les conditions les moins restrictives possibles, tant qu’elles restent raisonnables.

Et après analyse de la situation, la juge lui a donné raison pour l’essentiel. Par contre, elle ne pourra pas se retrouver seule en présence de mineurs, si bien que, si elle continue à enseigner, un autre adulte responsable devra également être présent.

Contacté par Le Journal, le Collège John Abbott n'a pas voulu indiquer si Vanessa Davidson était encore à leur emploi, sous prétexte que «la situation est devant les tribunaux». Sur le site web de l'école, elle est encore identifiée comme assistante coach.

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