«Analog year»: 2026 sera une année moins centrée sur la technologie

Sandrine Faucher
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La tendance pour 2026: on met de côté la technologie pour réintégrer des choses plus tangibles dans nos vies.
Bref, on choisira enfin d’être là: dans nos loisirs, en voyage, avec notre famille et nos amis.

Avez-vous entendu parler de l’année «analog» (analogique, en français)? C’est un terme qui désigne le besoin de vivre dans un monde moins centré sur le numérique. Il s'agit de réduire l'utilisation de la technologie et de réintégrer à notre vie des choses plus vraies, plus permanentes.
En 2026, nous sommes amenés à un retour aux sources. En effet, après des années et des années passées à tout documenter, à mesurer nos expériences en photos, en stories et en notifications, le mouvement analogique, qui se veut discret et empreint de lenteur et de profondeur, s’installe.
Quand on pense à l’analogique, on pense souvent aux caméras argentiques, à quelque chose qui nous ramène aux bonnes vieilles années 1990: les baladeurs, les caméras à film, les balades à vélo pour rendre visite à un ami sans prévenir, etc. En 2026, l’analogique n’est toutefois plus une nostalgie ni un rejet du progrès. Il devient en fait une réponse naturelle à la fatigue numérique.
Voyager, sortir, créer, habiter son quotidien: de plus en plus de gens choisissent de ralentir, de toucher, d’écrire, de regarder sans écran interposé. D’être, tout simplement. Dans le présent.
Quelques pistes pour vivre une année 2026 analog, vous aussi.
1. Voyager sans tout immortaliser
Voyager sans GPS, accepter de se perdre, d’observer et de ne pas tout «cocher» sur sa liste. C’est aussi, parfois, accepter de ne pas tout documenter. On vous propose de renouer avec des cartes routières en papier, des journaux de voyage, des visites de musées sans appareil photo, et bien plus.
Se perdre volontairement, demander son chemin, s’asseoir longtemps au même café... ce sont des gestes simples, mais qui redonnent au voyage sa dimension la plus précieuse: celle de la présence.
2. Sortir de chez soi sans écran: le nouveau luxe
Dans les restaurants, les musées et les salles de spectacle, on renoue avec les menus papier (bien que la majorité des endroits proposent maintenant le fameux code QR, qui nous oblige à sortir notre téléphone intelligent), on apprécie les jeux de lumières tamisées, et on range les téléphones.
Pourquoi ne pas choisir d’aller marcher ou de vivre des activités sans capter chaque moment, et d’accepter de les vivre, tout simplement?
Notre attention revient alors à ce qui se passe devant nous: le paysage qui défile sous nos yeux, le flow d’une conversation, l’observation d’une œuvre, l'appréciation des saveurs d’une assiette. Non seulement on écoute mieux, mais on regarde également plus longuement.
3. Transformer sa maison en refuge analogique
Créer une ambiance chaleureuse avec lumière tamisée possède plusieurs bienfaits. À la maison aussi, la tendance de l’analogique gagne en popularité. Intégration de lampes douces, écoute de vinyles, lecture de livres papier, dessin, confection de bons petits plats, etc.
L’importance de choisir des moments sans écran est non négligeable pour transformer positivement son espace physique et mental.
4. Renouer ou découvrir des passe-temps qui prennent du temps
On pense ici à la poterie, à la broderie, au collage, au tricot, à l’écriture manuscrite, au dessin, à la peinture, à la lecture lente...
En 2026, créer avec ses mains devient une façon de se reconnecter à soi, d’accepter l’ennui, de se distancier de la fameuse culture de performance.