Américain abattu par des agents fédéraux: loin d’apaiser, Trump accuse les démocrates
Trump a fait sa déclaration dans son réseau social Truth Social

Michael Nguyen
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Loin de chercher à calmer les esprits à la suite de la mort d’un Américain de 37 ans aux mains d’agents fédéraux à Minneapolis, le président américain Donald Trump a accusé le maire et le gouverneur démocrates de «pousser à l’insurrection».
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«C’EST POUR CACHER LES MILLIARDS DE DOLLARS QUI ONT ÉTÉ VOLÉS AU MINNESOTA QUI, UN JOUR, A ÉTÉ UN GRAND ÉTAT (ET QUI LE SERA BIENTÔT À NOUVEAU)», a lancé Trump dans son réseau Truth Social.

De toute évidence, le chef d’État n’a pas voulu écouter le maire de Minneapolis, qui avait directement interpellé le président américain, lors d’une conférence de presse.
«Président Trump: c’est un moment où il faut se comporter en leader. Faites passer Minneapolis, faites passer l’Amérique d’abord. Rétablissons la paix. Mettons fin à cette opération», avait lancé le maire Jacob Frey.
Ce samedi matin, un Américain de 37 ans a été abattu par des agents fédéraux dans cette ville du Minnesota au nord des États-Unis.
Une vidéo non confirmée circulant dans les réseaux sociaux montre plusieurs agents avec des gilets affublés du sigle «Police» lutter pour amener une personne au sol avant de tirer à plusieurs reprises sur celle-ci.
Rapidement, le Homeland Security a pris la défense de son agent, affirmant qu’il s’agissait d’un «clandestin» armé, et que l’agent avait «craint pour sa vie». Les autorités locales ont plutôt parlé d’un citoyen américain.
Trump n’a pas hésité à se ranger du côté des agents fédéraux, reprochant à la police locale de ne pas être intervenue... en faveur des agents fédéraux.

«Où était la police locale, pourquoi [ces policiers] n’étaient-ils pas autorisés à protéger les agents de la police de l’immigration? Le maire et le gouverneur [démocrates] les ont-ils retirés? On a affirmé que ces corps de police n’étaient pas autorisés à faire leur travail [et] qu’ICE devait se protéger seul», a-t-il lancé en publiant la photo de l’arme à feu qu’aurait eue en sa possession le citoyen américain.

Il est à noter que l’agent qui a abattu l’Américain de 37 ans n’était pas un membre de l’ICE, mais plutôt des services frontaliers.
Quoi qu’il en soit, Trump en a rajouté, s’en prenant au passage à Ilhan Omar, la représentante du Minnesota au Congrès.
Il a ensuite prétendu, sans détail, que de l’argent aurait été volé des coffres de l’État.
«LAISSEZ LES PATRIOTES D’ICE FAIRE LEUR TRAVAIL», a-t-il conclu, s’en prenant violemment aux immigrés clandestins et se vantant d’en avoir arrêté 12 000.