Amazon est plus payant pour les auteurs émergents que les maisons d'éditions québécoises, selon l'auteur Cédric Léveillé

Frédérique De Simone
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Le policier-auteur Cédric Léveillé, qu’on peut à l’occasion voir à l’émission Le Parloir, vient de faire paraître un quatrième ouvrage en autoédition, Léon Castel, la porte de Montréal.
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Inspiré des horreurs auxquelles il a été confronté au cours de sa carrière de policier, l’auteur raconte dans ce nouvel ouvrage de fiction l’exécution absurde d’acteurs clés du crime organisé, tous abattus en une seule nuit.
« On voit que ce sont des gens sous contrat qui font le travail. Moi, j’explique comment ça se passe et, deux mois plus tard, je vous replonge dans l’actualité à Montréal quand le nouveau personnage Léon Castel arrive en ville », a décrit l’auteur, vendredi matin, alors qu’il était en entrevue dans les studios de QUB radio.
« L’ancien soldat des Forces armées canadiennes est aussitôt interpellé par sa famille pour retrouver sa nièce. Son frère a dû vendre sa fille dans un réseau de prostitution juvénile pour payer des dettes de jeu », a-t-il poursuivi pendant l’émission matinale.
Policier depuis plus de 20 ans, Cédric Léveillé assure également l’édition de ses romans, ne passant que par le géant américain Amazon.
« La plateforme Amazon, bien qu’on aime bien la dénoncer, ça reste quand même un beau produit. Moi, je fais tout ici : j’écris, je rêve, je corrige. C’est un ami infographe qui fait le quatrième de couverture. Et je propose mon produit à Amazon », a-t-il raconté.
« Lui [Amazon], il l’imprime à la demande ici, au Canada, et le distribue ensuite à votre porte. Et il me donne un pourcentage de revenus beaucoup plus élevé que n’importe quelle maison d’édition », a-t-il poursuivi, soulignant que cette pratique lui permet plus aisément de garder un contrôle artistique sur ses œuvres.