Le grand patron de la Banque Nationale (BN) est d’avis que le salaire offert par le géant américain Amazon a plus d’impact sur le marché de l’emploi que le salaire minimum.
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« Ce qui a le plus d’impact actuellement dans le marché, ce sont les 15 000 emplois d’Amazon à 21 $ l’heure. Ça a plus d’impact dans le marché de l’emploi que le salaire minimum », a analysé en entrevue au Journal Louis Vachon, PDG sortant de la Banque Nationale.
Le mois dernier, Amazon a indiqué qu’elle voulait embaucher 15 000 nouveaux employés au pays ces prochains mois, avec un taux horaire minimum pour les employés de première ligne allant de 17 $ à 21,65 $ l’heure, en plus d’avantages sociaux.
Début octobre, Le Journal a souligné qu’Amazon est prêt à payer les frais de scolarité de ses employés québécois pour les aider « à avancer dans leur carrière ».
La main du marché à l’œuvre
Alors que le président du conseil d’administration de Cogeco, Louis Audet, vient de lancer l’idée d’augmenter le salaire minimum à 20 $ l’heure pour diminuer les inégalités sociales, le no 1 de la BN constate aussi que la pression sur les salaires est à la hausse.
« S’il y a un manque de main-d’œuvre, la main invisible fait le travail. Les salaires augmentent. Il faut se rappeler que l’on est en rattrapage », a insisté Louis Vachon.
Avec la COVID-19, deux années d’immigration ont été perdues, ajoute-t-il. Le vieillissement de la population vient aussi jouer les trouble-fête dans le marché. Tous les astres sont alignés pour accentuer la pénurie actuelle.
« Les employeurs doivent faire ce qu’ils doivent faire pour aller chercher de la main-d’œuvre. Si ça veut dire de payer plus cher, ils vont le faire », conclut-il.
