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Alouettes de Montréal: jouer maintenant, savourer plus tard

Marc-Antoine Dequoy, à l'entraînement, le mercredi 6 novembre.
Marc-Antoine Dequoy, à l'entraînement, le mercredi 6 novembre. Photo Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-11-09T13:00:00Z

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Le Québécois Marc-Antoine Dequoy sait fort bien qu’il vivra un moment particulier en disputant une finale de l’Est à la maison, samedi après-midi, au stade Percival-Molson. Mais pour le moment, le maraudeur s’attarde sur le travail qu’il aura à effectuer pour contrer le quart-arrière Chad Kelly et ses coéquipiers des Argonauts de Toronto. 

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«Sur le moment, tu ne peux pas le savourer car tu es concentré pleinement sur le travail à faire, a indiqué Dequoy, vendredi, lors d'une rencontre avec les médias à la veille de l’affrontement. C’est beaucoup par après que tu réalises le moment que tu as vécu.»

«C’était la même chose durant la semaine de la Coupe Grey, l’an dernier, je n’avais pas vraiment savouré car j’étais concentré sur l’objectif, a expliqué Dequoy. Après coup, j’en ai davantage profité.»

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Dequoy est fort conscient que c’est la première fois depuis 2012 que Montréal accueille une finale de l’Est. À l’époque, il n’avait que 18 ans et n’imaginait sans doute pas être un joueur important des Alouettes pour le rendez-vous suivant. Pour cause, Dequoy avait même délaissé le football, cette année-là, alors qu’il fréquentait le Cégep André-Laurendeau. N’empêche, il demeurait un partisan du club montréalais lorsque le match avait été présenté devant 50 000 spectateurs au Stade olympique.

«On a les meilleurs partisans de la Ligue canadienne de football, et de les avoir avec nous pour ce match, ça va être spécial!» a reconnu l’athlète de 30 ans.

Contrôler ses émotions

Le quart-arrière Cody Fajardo a pour sa part prévenu ses coéquipiers, vendredi matin, en livrant un discours dans le vestiaire.

«L’objectif est de simplement rallier les troupes et d’allumer les gars, mais mon message pour ce match est de l’aborder en s’assurant de bien gérer ses émotions, a noté le vétéran de 32 ans. La foule sera électrique et les matchs éliminatoires sont souvent plus émotifs. Parfois, les émotions peuvent altérer le jugement et la prise de décisions.»

Cody Fajardo a rencontré les médias, le vendredi 8 novembre au Stade olympique, à la veille de la finale de l'Est prévue samedi au stade Percival-Molson, à Montréal.
Cody Fajardo a rencontré les médias, le vendredi 8 novembre au Stade olympique, à la veille de la finale de l'Est prévue samedi au stade Percival-Molson, à Montréal. Photo Benoît Rioux

Les Alouettes devront en effet être disciplinés et éviter des pénalités coûteuses pour espérer battre les Argonauts. Fajardo insiste par ailleurs sur l’importance d’être prêt à se sacrifier physiquement.

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«L’équipe qui va avoir le dessus sur l’adversaire au niveau physique va avoir une meilleure chance de gagner», a-t-il plaidé.

Austin Mack: un cas incertain

Sur le plan des effectifs, les Alouettes ont fait savoir que le receveur de passes Austin Mack demeurait un cas incertain pour cette finale de l’Est. Une décision doit être annoncée tout juste avant le début du match, ce qui est souvent un mauvais présage. La situation est la même pour le joueur de ligne offensive Jamar McGloster.

«Ils sont dans la formation annoncée présentement, et nous nous attendons donc à ce qu’ils jouent», a simplement commenté l’entraîneur-chef Jason Maas, sourire en coin.

Si Mack devait rater la partie, l’entraîneur ne tenait évidemment pas à partager l’information d’avance aux Argonauts. Chose certaine, Mustafa Johnson, blessé, sera un absent de taille sur la ligne défensive des Alouettes. Ce sera aux autres joueurs de redoubler d’ardeur dans le but de qualifier les Alouettes pour la prochaine finale de la Coupe Grey, prévue le dimanche 17 novembre à Vancouver.

«Il faut réaliser que tu n’obtiens pas une telle opportunité à chaque année dans une carrière, a affirmé Maas. Quand ça arrive, il faut en prendre avantage, mais la façon de le faire, c’est de croire à ce que tu fais jour après jour et de faire confiance à ton instinct.»

«Je suis conscient que c’est gros et je suis très heureux qu’on puisse avoir cette finale de l’Est à Montréal, mais présentement, on pense à la job qu’on a à faire car on sait que ce n’est pas un match qui va être facile», a pour sa part conclu Dequoy.

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