Alouettes de Montréal: à Vancouver dans l’espoir d’y retourner pour la finale de la Coupe Grey


Benoît Rioux
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VANCOUVER | Franc, direct, précis et articulé. Le Québécois Byron Archambault, adjoint à l’entraîneur-chef et coordonnateur des unités spéciales, évite tous les clichés et assume totalement le fait que les Alouettes envisagent un autre voyage à Vancouver d’ici la fin de la saison, soit à la mi-novembre, pour la finale de la Coupe Grey.
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«On se voit le faire et on n’a pas peur de dire que c’est ça notre objectif, tranche Archambault, qui apporte un véritable vent de fraîcheur dans le monde du sport professionnel. On est là pour ça et il faut l’affronter.»
Archambault, qui célébrait ses 34 ans vendredi, sait pertinemment que les Alouettes auront d’abord tout un mandat, le 9 novembre au stade Percival-Molson, lors d’une finale de l’Est prévue contre les Argonauts de Toronto ou contre le Rouge et Noir d’Ottawa. L’idée n’est pas de mettre la charrue devant les bœufs, mais bien de maximiser la préparation si les Alouettes devaient effectivement se retrouver en finale de la Coupe Grey pour une deuxième année consécutive,
«C’est une excellente chose de pouvoir pratiquer un match sur ce terrain-là, estime Archambault, à propos du match de samedi contre les Lions de la Colombie-Britannique. Il faut se familiariser avec ce stade-là pour ne pas être surpris dans une éventuelle réalité où on jouerait là plus tard.»
Un tableau indicateur à considérer
Le BC Place a ses particularités, à commencer par son toit en dôme.
«De jouer à l’intérieur, c’est quelque chose de complètement différent, d’expliquer Archambault. Il n’y a aucun élément externe venant affecter la partie.»

Si le facteur météo n’a pas d’influence, le coordonnateur des unités spéciales est toutefois bien au courant de la présence d’un immense tableau indicateur au milieu du terrain.
«Il y a déjà des bottés qui ont frappé le tableau indicateur, mais je sais qu’il a été monté de quelques pieds», note-t-il.
Tout spécialiste des retours de botté, en l’occurrence James Letcher fils chez les Alouettes, doit également se méfier.
«Il y a aussi beaucoup d’éléments visuels qui viennent attirer l’attention, ce que tu n’as pas quand tu joues dehors», ajoute Archambault.
David Côté bientôt de retour?
L’expérience du botteur québécois David Côté vaut son pesant d’or advenant une participation à la finale de la Coupe Grey au BC Place. S’il se rapproche d’un retour au jeu, à la suite d’une blessure subie dès le début du mois de juillet, Côté a vu son remplaçant, Jose Maltos, effectuer de l’excellent boulot, avec 30 placements en 33 tentatives.
«Je me sens bien et je suis content d’être de retour sur le terrain avec mes coéquipiers, a indiqué Côté. Je dois encore reprendre mon rythme après avoir été quelques mois sans botter un ballon. Je vois la lumière au bout du tunnel, tranquillement pas vite.»

Le Québécois botte des ballons à l’entraînement depuis maintenant trois semaines.
«C’est le travail de David de se préparer pour le jour où son nom va être appelé, a mentionné Archambault, qui ne serait pas embêté de l’envoyer sur le terrain, même si son retour devait s’effectuer lors d’un match éliminatoire. David est quelqu’un qu’on connaît très bien et que ce soit Jose ou David qui est envoyé dans la mêlée, on est prêts à 100%.»