Alexandre Carrier a appris ceci sur la route
Le voyage de cinq matchs à l’étranger lui a permis de mieux connaître ses coéquipiers

Dave Lévesque
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Alexandre Carrier est avec le Canadien depuis moins de trois semaines et il se sent déjà à la maison au sein d’un groupe qu’il affectionne manifestement.
Avant d’affronter les Canucks de Vancouver, lundi soir, il n’avait disputé qu’un seul de ses huit premiers matchs dans le maillot bleu-blanc-rouge au Centre Bell.
Ces nombreuses parties sur la route, dont celles du fructueux voyage de cinq rencontres qui s’est terminé samedi au Colorado, ont permis au défenseur québécois de se familiariser avec son nouvel environnement.
«Comme nouveau joueur, ça m’a permis de connaître les gars pas mal plus. On passe du temps ensemble, on va souper ensemble, on a passé la nouvelle année ensemble», a-t-il noté en fin d’après-midi lundi.
Soudé
Même quand c’était plus difficile en début de saison, l’esprit collectif semblait bon chez le Canadien et c’est ce que Carrier a constaté depuis son arrivée.
«Hors glace, je dirais la chimie qu’ils ont, que tout le monde a, maintenant je suis dans le groupe. Donc la chimie qu’on a, c’est impressionnant. Tout le monde se tient proche, il n’y a pas de clique, tout le monde se sent bien, tout le monde est positif.»
Tout ça a des répercussions positives sur la glace, ce qui explique que l’équipe a joué aussi bien dernièrement.
«Tout le monde est sur la même longueur d’onde, tout le monde travaille fort, il n’y a pas de passager, tout le monde apporte quelque chose à l’équipe, que ce soit en défense ou en échec avant. Évidemment, nos gardiens ont été très bons aussi, alors tout ça mis ensemble, ça amène de bons résultats.»
Vétéran
À 28 ans, Carrier est désormais un jeune vétéran même s’il ne profitait pas pleinement de ce statut chez les Predators.
«Je suis assis un peu plus loin dans l’autobus qu’à Nashville», a-t-il d’ailleurs blagué.
«Évidemment, ce sont deux groupes complètement différents et je trouve ça intéressant parce que ça me permet d’être plus expressif, de sortir mon leadership, tandis qu’à Nashville, il y a plusieurs gars qui ont gagné la Coupe Stanley.»
Avec une équipe jeune comme le Canadien, il peut laisser libre cours à son leadership.
«C’est un beau défi et je suis rendu dans un moment de ma carrière où je suis plus à l’aise avec qui je suis et avec la sorte de leader que je veux être.»
Sur la route...
Les joueurs du Canadien ont sans doute eu envie d’entonner On the Road Again à quelques reprises depuis une semaine et demie. Après tout, le classique de Willie Nelson collait bien à leur réalité.
Même s’il était habitué aux nombreux changements de fuseaux horaires à Nashville avec une équipe qui jouait à l’heure centrale dans l’Association de l’Ouest, Carrier a été étonné du calendrier du Canadien lors de ce voyage amorcé en Floride et qui s’est poursuivi à Vegas pour se terminer avec deux matchs en moins de 24 heures à Chicago et Denver.
«Honnêtement, j’ai rarement vu ça, un voyage comme ça. On est passé de l’Est au Pacifique, on est revenus à l’heure centrale et ensuite à l’heure des Rocheuses. C’est impressionnant, je ne pensais même pas qu’on était capables de faire ça. Mais ça fait partie du travail.»