Tous les résultats
Publicité

Alexandra Diaz: impressionnée par la résilience de ses enfants

Nathalie Slight

2026-04-02T10:00:00Z

Partager

Douée pour le bonheur, Alexandra Diaz affronte la maladie avec une résilience lumineuse. Refusant de laisser le cancer la définir, elle cultive les petits bonheurs au quotidien et choisit d’adopter une attitude résolument positive et tournée vers l’espoir.

• À lire aussi : Ce candidat de « La Voix 2026 » a demandé sa douce en mariage

• À lire aussi : Huit mois après son accident, Guillaume Lambert nous donne de ses nouvelles

• À lire aussi : « Maisons désespérées »: Mélanie Maynard animera une nouvelle émission pour transformer des maisons au décor discutable

Premièrement, Alexandra, comment vas-tu ?

Ah, cette fameuse question, à laquelle il est maintenant compliqué de répondre. Sincèrement, j’ignore comment je vais. L’intense chimio est terminée, mais j’entame la deuxième partie du traitement qui durera au total trois ans. Mon corps répond bien, mais il y a encore des traces du cancer. Seul le temps dira comment je vais, mais j’ai décidé de ne pas vivre dans l’attente. Je mors dans la vie à pleines dents !

Tu as toujours été comme ça. Non ?

C’est vrai. Mais, au risque de paraître quétaine, je suis maintenant ultraconsciente de chaque petit bonheur. Ce matin, je me suis réveillée tranquillement, je me suis préparé un café, j’ai flatté mon chien, je suis allée réveiller mes enfants avec un gros câlin, j’ai mangé un bon petit déjeuner... la journée est à peine commencée et je suis rendu à cinq petits bonheurs.

Publicité

À te regarder si pétillante, impossible de le deviner, ce que tu traverses présentement.

Avant d’entamer la chimiothérapie, je me suis fait faire une perruque, copie identique de ma vraie chevelure. Je l’ai fait pour moi, pour voir le reflet d’une femme pleine de vie dans le miroir. Mais aussi pour mes enfants, pour qu’ils ne soient pas confrontés quotidiennement à la maladie de leur maman.

Où puises-tu ta force ?

Si je me mets à penser à mon dossier médical, c’est la crise de panique assurée, parce qu’en ce moment, il n’y a aucune garantie que je vais guérir, puisque le lymphome du manteau est, selon les pronostics, incurable. Mais il y a tellement de gens qui ont eu des diagnostics semblables aux miens et qui sont encore là 10, 20 ou 30 ans plus tard. La recherche sur le cancer avance tellement vite, je ne vais pas bousiller les années qu’il me reste à m’inquiéter. Non, ce n’est pas toujours facile. Oui, j’ai des effets secondaires liés à la médication et aux traitements. Mais je suis capable de me lever de bonne humeur le matin et d’être un pilier pour mes enfants.

Publicité

Parle-nous d’Henri et Simone.

Quoi dire, à part que je suis émerveillée par leur force, leur résilience, leur positivisme. À 19 ans et 16 ans, Henri et Simone ont pris soin de moi lors de ma chimiothérapie. J’avais l’impression qu’ils étaient devenus les parents et moi, l’enfant. Comme j’étais hospitalisée à coup d’une semaine lors de mes traitements, ma fille ou mon fils venait dormir avec moi à l’hôpital. La maladie m’a fait réaliser que mes enfants sont des êtres humains extrêmement autonomes, responsables, débrouillards. Ils sont, de loin, ma plus grande fierté.

Il y a parfois du beau à travers la maladie.

Oui, vraiment. Quand ma fille veillait sur moi à l’hôpital, elle allait prendre des marches pendant que je dormais. C’est là qu’elle a eu le déclic : l’an prochain, elle va entamer un diplôme d’études collégiales en soins infirmiers. À travers notre épreuve familiale, elle s’est trouvé une vocation et je trouve ça infiniment touchant.

Et ton fils, que souhaite-t-il faire dans la vie ?

Mon fils, c’est un artiste, je le sais depuis toujours. Enfant, je lui ai offert une guitare et des cours de piano, parce qu’il chantait tout le temps. Au moment des inscriptions à l’université, je lui ai dit : « Va étudier en musique ! ». Je dois bien être l’une des seules mères qui encouragent leur fils à se diriger vers un milieu artistique, au lieu d’un domaine plus stable (rires). Henri a commencé des études en administration, jusqu’à ce qu’il découvre qu’il existe un programme universitaire en musique numérique. À mon grand bonheur, il a maintenant trouvé sa voie.

Publicité

Ton petit chien Nina est arrivé dans ta vie au même moment où tu as reçu ton diagnostic de cancer. Est-ce une coïncidence ?

Non, pas du tout. Depuis au moins cinq ans, les enfants me demandaient régulièrement d’avoir un animal de compagnie. Je n’étais pas contre l’idée, mais moi qui suis passionnée de voyage, je me voyais mal gérer notre toutou lors de nos absences. Lorsque je suis tombée malade, ma fille est revenue à la charge avec le meilleur argument qui soit : la zoothérapie allait me faire du bien !

La petite Nina est tout à fait craquante.

C’est fou comme une petite bête de 3 livres peut générer autant d’amour ! J’ai traversé des moments où je pleurais à grands sanglots, puis je me reprenais en disant que je ne voulais pas que ma petite Nina absorbe toute ma tristesse. Même chose pour les enfants. Dans cette période de grande crise qui vient avec la maladie, notre chienne représente une énorme dose de douceur et de tendresse.

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Publicité

Qu’est-ce que la maladie t’a appris jusqu’à présent ?

La première chose qui me vient en tête, c’est ralentir. Avant, j’avais ma boîte de production, mon studio locatif, mes livres de recettes en plus d’offrir des webinaires et de faire de l’immobilier. Aujourd’hui, je suis en période de décroissance, je reviens à l’essentiel. J’ai vendu mon studio. D’ailleurs, la session photo d’aujourd’hui est le dernier événement qui se déroule dans cet endroit. Je rapatrie toutes mes choses chez moi où j’ai aménagé un petit studio maison. Je vais éventuellement partager des vidéos de recettes, tirées de mes livres de cuisine.

En terminant, que fais-tu pour bien aller quotidiennement ?

Trois choses. Premièrement, je suis à la lettre le protocole que mon médecin a mis en place pour moi c’est-à-dire les traitements ciblés et de l’immunothérapie. Deuxièmement, je m’entraîne trois fois par semaine. Pas uniquement des petites marches. Je fais de la musculation de façon modérée à intense, pour développer ma masse musculaire. Et finalement, il y a la médecine alternative : je fais du Reiki toutes les semaines. Cette méthode de soin énergétique japonaise me fait un bien immense, en plus d’éloigner les pensées négatives et préserver ma paix d’esprit.

Via la campagne Mes livres de recettes pour nourrir la recherche, Alexandra Diaz remet un dollar par livre vendu à la Fondation de l’Hôpital général juif de Montréal, pour financer la recherche qui vise la détection précoce du cancer. Pour plus de détails.

Procurez-vous le mascara favori de Charlotte Cardin :

  • L'Oréal Paris Mascara Volumateur Paradise Big Deal

À voir aussi : 

Publicité
Publicité