Tous les résultats
Publicité

«Alexander est le meilleur joueur de la LCF»

Marc-Antoine Dequoy place son coéquipier sur un piédestal

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2025-11-07T00:00:00Z

Partager

Comment expliquer que Davis Alexander gagne tout le temps depuis qu’il est le quart-arrière partant des Alouettes?

«C’est un compétiteur hors norme, répond Marc-Antoine Dequoy, d’entrée de jeu.

«Selon moi, il est vraiment un des meilleurs...».

Le maraudeur ne termine pas sa phrase et se reprend sur un ton sans équivoque.

«C’est le meilleur joueur de la LCF! lance-t-il plutôt.

«Malheureusement, il a subi des blessures cette saison. Cela a fait en sorte que l’on n’a pas eu l’occasion de le voir à son plein potentiel.

«Il n’en reste pas moins que même s’il n’a pu disputer que sept matchs, il est le joueur par excellence de la ligue. Et on parle d’un joueur qui n’en est qu’à sa première saison comme partant.»

Qu’est-ce que ce sera si Alexander parvient à disputer des saisons complètes?

Alexander lui retourne l’ascenseur

L’Américain rit de bon cœur lorsqu’on lui rapporte les propos de son coéquipier.

«J’apprécie beaucoup, réagit Davis.

«J’aime Dequoy, c’est un bon gars et tellement un bon meneur. Que ces mots-là viennent de lui, ça signifie beaucoup pour moi, mais personnellement, je ne clamerais jamais ça.

«À mon avis, on a plusieurs des bons joueurs de la ligue dans cette équipe et Dequoy en est un.»

Publicité
Le meilleur sous pression

Plus tôt cette semaine, Dequoy a déclaré qu’il ressentait la même ambiance au sein des troupes qu’il y a deux ans. Les Alouettes avaient alors renversé la vapeur au cours des dernières semaines pour éventuellement remporter la coupe Grey.

Il s’agissait d’une première conquête depuis 2010.

Le poste de quart attitré appartenait à Cody Fajado avec qui l’état-major a coupé les ponts à la fin de la saison dernière pour faire place à Alexander.

Dequoy a-t-il des secrets à partager au sujet du quart invaincu de 27 ans?

«Je ne l’ai jamais vu perdre un match de pickleball, répond-il, mi-sérieux, mi-blagueur.

«C’est probablement l’un des meilleurs joueurs de notre équipe à ce jeu. Mais il s’est calmé un peu cette année.»

Dequoy approfondit sa réflexion.

«Sérieusement, selon moi, il est le gars qui réagit le mieux sous la pression, continue-t-il.

«L’an dernier, je n’arrêtais pas de le défier avec le pickleball. Je le poussais de plus en plus à chaque fois que je lui en parlais.»

Monstre à trois têtes

L’entraîneur de la ligne offensive, Luc Brodeur-Jourdain, a une façon imagée de décrire l’athlète qu’est Alexander.

«Avoir un quart-arrière comme Davis Alexander, c’est comme avoir un monstre à trois têtes, raconte l’ancien centre d’Anthony Calvillo.

«Si tu tentes d’arrêter le jeu aérien, on va courir avec le ballon, on est capable de produire avec l’attaque terrestre. Si tu cherches à arrêter le jeu au sol avec un surnombre dans la boîte, Davis est capable, avec notre groupe de receveurs, de compléter les passes. Il a la précision requise.

«Si tu décides de lui laisser de l’espace, il est capable d’acheter du temps avec ses jambes et d’être encore précis avec son bras. Il peut se sortir de la pochette et aller chercher des premiers essais avec ses jambes. C’est difficile à contenir pour une défensive.»

Une grande famille

C’est dans cet état d’esprit que les Alouettes s’en vont à Hamilton. Ils sont poussés par un vent de dos. L’esprit d’équipe est encore meilleur qu’en 2023. On parle d’une équipe différente ici.

«Je n’ai jamais senti autant d’unité dans le vestiaire, estime Dequoy.

«En 2023, on formait relativement une jeune formation. Danny [Maciocia] avait laissé partir des vétérans. On a grandi ensemble et on se connaît mieux maintenant, pas seulement en tant qu’équipe, mais sur le plan personnel aussi.

«Les familles se côtoient, on connaît les conjointes et les enfants de nos coéquipiers. Le sentiment qui nous unit est encore plus fort.»

Publicité
Publicité