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Alex Lyon: le gardien que personne n’attendait

Il surprend devant le filet des Sabres

Alex Lyon remporte des succès surprenants ce printemps.
Alex Lyon remporte des succès surprenants ce printemps. Getty Images via AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-05-07T20:35:32Z

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BUFFALO | Un gardien de 33 ans qui sort un peu de nulle part pour figurer parmi les meilleurs de la LNH dans les séries. On dirait un film créé par Disney. 

On parle plutôt d’Alex Lyon des Sabres, qui avait très exactement quatre matchs d’expérience en séries avant que le tournoi printanier 2026 ne s’amorce. C’est seulement un match de plus que Jakub Dobes, qui est de neuf ans son cadet.

Les statistiques de Lyon ont de quoi surprendre pour un gardien non repêché qui a porté cinq maillots différents au cours des six dernières saisons, portant les couleurs des Flyers, des Hurricanes, des Panthers et des Red Wings (deux saisons) avant d’arriver à Buffalo. Depuis le début des séries, il a remporté quatre victoires et subi un seul revers, il a une moyenne de 1,30 et un taux d’efficacité de ,950.

« Il est dans la catégorie des joueurs qui sont toujours sur le bord de réussir, résume Lindy Ruff. Nous avons utilisé trois gardiens qui ont été très bons. En ce moment, c’est à son tour et il est en feu. Au New Jersey, j’ai eu Wedgewood qui était comme ça, et il est maintenant l’homme de confiance au Colorado. »

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Résilience

L’histoire d’Alex Lyon en est une de résilience. Il a bûché et s’est accroché à son rêve de jouer dans la LNH même si son éducation à la prestigieuse université Yale lui aurait ouvert d’autres portes.

« C’est souvent une question de survie, il faut rester compétitif et continuer de croire en toi-même et c’est parfois difficile à faire, mais j’adore le hockey et c’est ce qui m’a gardé concentré », a-t-il expliqué cette semaine.

Quand on est un gardien qui ne fait pas partie de l’élite, ça pourrait être facile de laisser tomber. Ses coéquipiers ont dit de lui que c’est un compétiteur jusqu’au bout des ongles.

« J’ai passé une bonne partie du début de ma carrière dans la ligue américaine et je trouvais ça difficile, explique Lyon. C’est dur de bien te sentir par rapport à toi-même. À mesure que ma carrière progresse, je trouve ma satisfaction dans le succès de l’équipe et mes succès personnels prennent moins d’importance. »

« Il a un bon tempérament, il n’a jamais de mauvaise journée, il aime venir à l’aréna. C’est un gars facile à aimer, que tout le monde aime côtoyer, il a une personnalité forte. Il représente bien la culture et l’attitude que nous voulons avoir. On travaille sans arrêt jusqu’à ce qu’on atteigne l’objectif », ajoute Lindy Ruff.

En profiter

Lyon, qui a du bagou et le sourire facile, sait qu’il doit savourer ces moments parce qu’ils peuvent être éphémères.

« Chaque équipe a ses particularités et parfois tu cadres mieux avec une équipe. J’ai l’impression d’être au bon endroit pour le moment. Mon entraîneur à l’université m’a déjà dit que tu étais le gardien jusqu’à ce que tu ne sois plus le gardien et il a raison.

« Tant que tu vas gagner des matchs, tu vas rester dans le filet, alors j’essaie d’être au sommet de ma forme et d’afficher une bonne attitude. »

Lyon assure qu’il vit parfaitement avec cette épée de Damoclès qui lui pend au-dessus de la tête.

« C’est la réalité et tu t’y habitues avec le temps. Plus jeune, c’est plus difficile à gérer, mais c’est ma ville depuis que je suis dans la LNH. »

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