Alcaraz de retour en finale de Wimbledon

AFP
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Carlos Alcaraz et Novak Djokovic se sont qualifiés vendredi pour la finale de Wimbledon où ils s'affronteront dimanche dans une revanche de la finale 2023 où l'Espagnol s'était imposé en cinq sets.
Pour cela, le Serbe de 37 ans, numéro 2 mondial, a dominé 6-4, 7-6 (2) et 6-4 l'Italien Lorenzo Musetti, encore trop tendre sur le gazon londonien pour le septuple vainqueur du trophée.
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De son côté, l'Espagnol de 21 ans a de nouveau battu, comme l'année dernière mais plus difficilement, le Russe Daniil Medvedev 6-7 (1), 6-3, 6-4 et 6-4.
«Il a dominé le match au début en jouant un grand tennis, avec de grands services. C'était difficile pour moi, mais quand j'ai réussi le bris pour mener 3-1 dans le deuxième set, j'ai commencé à mettre mon jeu en place. De façon générale, j'ai fait un bon match», a analysé Alcaraz.
Il avait battu Medvedev en trois petits sets sans la moindre discussion au même stade l'an dernier.
Cette fois, comme l'avait prédit Alcaraz, le Russe a fait le «mur» dans la première manche: il a tout renvoyé, contré toutes les attaques et poussé Alcaraz à la faute.
«Tout essayé»
«J'ai tout essayé: jouer de longs rallyes, monter à la volée, autant que possible. Je ne voulais pas qu'il joue son jeu, je ne voulais pas dépasser 10-12 coups par échange. Mais ç'a été difficile de mettre le mur à terre!» a expliqué Alcaraz.
Il a fini par trouver la solution en empêchant petit à petit son adversaire d'entrer dans les longs échanges qu'il adore. En le faisant bouger vers l'avant, plutôt que latéralement, quitte à lui faire jouer des volées, secteur qui n'est pas son fort.
Pour sa part, Djokovic a eu un adversaire valeureux, mais totalement à sa mesure.
À 22 ans, Musetti n'avait encore jamais dépassé les huitièmes de finale en Grand Chelem – quand Djokovic jouait vendredi sa 49e demie – et n'avait jamais dépassé le troisième tour.
Ainsi, le Serbe, qui avait bénéficié du forfait d'Alex De Minaur en quart et n'avait donc pas joué depuis lundi, affichait après cette victoire une détermination sans faille.
«Je suis très heureux d'être en finale, mais je ne veux pas m'arrêter là, je veux maintenant soulever le trophée», a-t-il lancé avant même de quitter le Centre Court.
«Après ma retraite»
«Je le dis très souvent, mais cette histoire vaut d'être répétée: Wimbledon est le tournoi dont je rêvais quand j'avais 7 ans et que les bombes me passaient au-dessus de la tête. Je me regardais dans un miroir et je m'imaginais sur ce court...», a-t-il rappelé.
Le Serbe est en quête d'un huitième titre à Wimbledon pour égaler le record de Roger Federer et d'un 25e titre du Grand Chelem pour améliorer son propre record.
Déjà, il jouera sa dixième finale au All England Club (seul Federer a fait mieux avec 12) et la 37e en Grand Chelem, améliorant son propre record (le deuxième, Federer, en a joué 31).
Et comme il l'a rappelé vendredi, sa participation au tournoi avait été fortement compromise par la blessure au ménisque gauche qui l'avait obligé à déclarer forfait avant son quart de finale à Roland-Garros. Il avait été immédiatement opéré, à Paris.
«En arrivant à Londres, huit jours avant le début du tournoi, je ne savais pas si je pourrais jouer», a-t-il insisté en soulignant qu'il avait assuré ensuite que s'il jouait, c'est qu'il se sentait «capable d'aller au bout».
Au bout, il y est presque. Reste l'ultime obstacle, l'ultime adversaire: Carlos Alcaraz, la nouvelle arme absolue du tennis.
«Il remportera beaucoup de tournois du Grand Chelem, mais je n'espère pas après-demain (dimanche). Quand j'aurai pris ma retraite», a plaisanté Djokovic à propos de la finale à venir.