Le ministre de la Santé albertain Jason Copping devrait ordonner à la Santé publique de l’Alberta de retirer la vaccination obligatoire du personnel de la santé, une décision jugée risquée par plusieurs experts qui craignent qu’elle mette en danger des patients vulnérables.
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«À compter du 15 mars, la Santé publique de l’Alberta devra retirer sa politique d’immunisation ou de dépistage de la COVID-19», peut-on lire sur le projet de directive de M. Copping obtenu par Global News.
Une directive questionnée par l’ancien médecin hygiéniste en chef de la Santé publique, Dr Jim Talbot, quant à sa rationalité. «Nous sommes plusieurs, médecins, qui croyons que si vous ne vous faites pas vacciner et qu’il y a un risque d’infecter vos patients, non seulement ce n’est pas éthique, mais aussi c’est immoral», a affirmé Dr Talbot qui n’arrive pas à croire que le ministre de la Santé puisse annuler de la sorte une directive de la Santé publique.
Ainsi, la directive devrait mentionner que les employés engagés après le 30 novembre 2021 devront être obligatoirement vaccinés contre la COVID-19. De plus, la Santé publique «pourrait temporairement procéder au dépistage de la COVID-19 chez les travailleurs» afin de limiter les risques de propagations du virus.
Ni le ministre Copping ni la Santé publique de l’Alberta n’ont voulu commenter la situation. Cependant, lors d’une conférence de presse tenue mardi matin, le premier ministre de la province, Jason Kenney, a confirmé que le gouvernement avait demandé aux autorités sanitaires de trouver des options afin de remplacer la politique de vaccination. Ce dernier estime que 99,8 % des médecins et 98,5 % des infirmières de la province ont remis une preuve de vaccination, alors que l’Alberta continue d’affronter la pénurie de main-d’œuvre dans le milieu de la santé.
Rappelons que l’Alberta entrait, mardi, dans la phase deux de son plan de déconfinement, enlevant notamment les limites de capacité dans les évènements publics et privés ainsi que les restrictions dans le milieu scolaire.
