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Ajout d'une clause «carburant»: plus cher pour se faire déneiger l'an prochain

Simon Jourdain, copropriétaire de Groupe Essa, à Québec, affirme que les compagnies de déneigement doivent absorber des coûts d’exploitation importants cette année.
Simon Jourdain, copropriétaire de Groupe Essa, à Québec, affirme que les compagnies de déneigement doivent absorber des coûts d’exploitation importants cette année. Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Diane Tremblay

Diane Tremblay

2022-03-22T21:19:41Z

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La hausse du prix à la pompe aura des répercussions sur les contrats de déneigement, tant résidentiel que commercial, à partir de l’an prochain, préviennent les compagnies spécialisées dans le domaine.

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La neige commence à peine à fondre que déjà les entreprises de déneigement planifient la saison prochaine. À moins de sortir la pelle, les clients risquent de la trouver moins drôle, car ils devront absorber des augmentations importantes de leur contrat de service. 

En plus des clauses habituelles sur les quantités de neige, on ajoutera la clause « carburant » en fonction des variations du prix de l’essence.  

« On n’aura pas le choix. Dans la division résidentielle, ça va être des augmentations de 15 % à 20 % qui vont être facturées aux clients », a dit Simon Jourdain, copropriétaire de Groupe Essa, qui dispose d’une flotte de 262 véhicules à Québec. 

Hausse salée

En plus du prix de l’essence, le prix des pièces a doublé, voire même triplé, a-t-il ajouté. « On se fait plumer carrément avec ça », a indiqué M. Jourdain.  

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« Avec les coûts supplémentaires auxquels nous sommes confrontés, ça ne sera pas la même rentabilité qu’on est habitués d’avoir. C’est sûr et certain », a-t-il affirmé.  

Un contrat moyen pour stationnement résidentiel passera de 395 $, en 2021-2022, à autour de 455 $, selon ses prévisions. Même le sel et les fondants coûtent plus cher. Le prix d’une tonne de sel est passé de 68 $ à 90 $, dit-il.  

En situation de rattrapage

Comme si ce n’était pas assez, les entreprises doivent affronter la pénurie de main-d’œuvre. Au-delà de tous les facteurs considérés, un certain rattrapage dans le marché était prévisible. 

« On est encore, selon moi, à un niveau de prix qui est depuis longtemps trop faible », avance Jean-Luc Sigouin, président de Déneigement Sig-Nature, à Laval, qui est aussi membre du conseil d’administration de l’Association des déneigeurs résidentiels et commerciaux du Québec.  

« La rentabilité était déjà au cœur de nos préoccupations. C’est sûr qu’il y a un rattrapage à faire », a-t-il souligné. 

L’an dernier, les opérateurs de la compagnie de M. Jourdain sont sortis 28 fois. Cette année, ils sont rendus à 49 fois, et ce n’est pas terminé, puisque d’autres bordées de neige sont prévues. 

L’entreprise Les 3 Déneigeurs de Québec, qui se spécialise dans le commercial, est aussi confrontée à de fortes hausses des coûts d’exploitation.  

« C’est autour de 2 $ le litre pour faire le plein de diesel actuellement, alors que nos prix aux clients sont basés sur 1,25 $. C’est énorme, la différence », a dévoilé le copropriétaire, Benoit L’Heureux, qui confirme que la clause carburant sera incluse dans les contrats à partir de l’an prochain.

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