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Des aînés en CHSLD victimes d’employés récalcitrants aux dépistages et aux vaccins

Jadrinot Huot | Agence QMI

2021-03-19T18:57:02Z
2021-03-19T22:00:22Z

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Les faibles taux de dépistage et de vaccination parmi les employés du CHSLD Lionel-Émond, à Gatineau, sont les principales raisons qui ont mené récemment à une importante éclosion de COVID-19 ayant causé la mort de huit personnes à ce centre de soins de longue durée, révèlent deux rapports rendus publics vendredi.

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Au moment de l’éclosion, le 20 février dernier, seuls 41% des employés avaient reçu une première dose de vaccin, alors que 96 % des résidents en avaient reçu une. Qui plus est, le taux de participation des travailleurs aux tests de dépistage variait de 15% à 30%, en fonction des semaines.

L’éclosion, qui est toujours en cours et qui a touché jusqu’à maintenant 71 personnes, dont 50 résidents, a été découverte lorsqu’un employé positif asymptomatique s’est présenté à l’urgence d’un hôpital de la région pour un autre problème de santé.

«Comme tous les établissements au Québec, nous travaillons de façon continue pour augmenter le plus rapidement possible les taux de dépistage et de vaccination parmi nos employés», a indiqué vendredi en conférence de presse France Dumont, présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

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Craintes  

Vendredi, deux rapports visant à faire la lumière sur la situation au CHSLD Lionel-Émond ont été rendus publics. L’un a été commandé par le CISSSO et l'autre par la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais.

Les deux documents font état des raisons expliquant le choix des employés de ne pas se faire vacciner en grand nombre, puis, présentent diverses recommandations.

«Les principales préoccupations des équipes à l’égard du vaccin demeurent la crainte d’être des cobayes, d’être malades suite à (sic) la réception du vaccin ou de subir des séquelles à long terme», peut-on lire dans le rapport préparé par l’équipe SWAT spécialisée en contrôle et en prévention des infections déployée par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

«Les connaissances et les valeurs de chaque personne influencent significativement l’adhésion à la vaccination», note-t-on par ailleurs dans le rapport interne préparé par le CISSSO. «La perception d’inconfort et l’accessibilité au dépistage influencent significativement la participation», ajoute le document.

Le CISSSO soutient que les efforts de sensibilisation et d’éducation portent déjà leurs fruits, car la vaccination prochaine d’employés du CHSLD Lionel-Émond gonflera à 61 % le taux de vaccination parmi les 350 travailleurs actifs. «Ces drames les touchent beaucoup», explique France Dumont.

En ce qui a trait au dépistage, le CISSSO espère encourager les employés à se faire dépister toutes les semaines, et ce, même s’ils sont asymptomatiques. Pour ce faire, l’organisation tente l’intégration d’un processus moins invasif, dont les tests rapides, pour remplacer le dépistage nasopharyngé.

Proches aidants  

Les proches aidants et les familles des résidents ne seraient pas non plus étrangers à cette éclosion, car «il semble y avoir [de leur part] une compréhension non uniforme de l’importance de l’incidence du respect des mesures de prévention des infections», est-il écrit dans le rapport du CISSSO.

«Il s’agit d’un équilibrage constant fragile. Je crois que les conséquences sont plus grandes de limiter [l’accès aux proches aidants]», juge Benoit Major, directeur du soutien à l'autonomie des personnes âgées au CISSSO.

Quatre éclosions sont survenues au total au CHSLD Lionel-Émond depuis le début de la pandémie, faisant 25 morts. Le centre compte quelque 260 résidents.

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