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Éviter le gaspillage: les transformateurs alimentaires doivent assurer un service minimum, estime Duhaime

2022-09-11T17:00:00Z
2022-09-11T20:16:45Z

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Les conservateurs veulent légiférer pour éviter que des interruptions dans la chaine de production agroalimentaire, comme des grèves dans les abattoirs et les usines, ne conduisent à du gaspillage. Ce n’est pas une mauvaise idée, croit un syndicat, qui estime toutefois qu’il faudra protéger le droit de grève des travailleurs.

• À lire aussi: Comme Poilievre, Duhaime veut libérer le Québec des wokes

L’an dernier, la grève à l’usine Exceldor de Saint-Anselme avait conduit à l’euthanasie de plus d’un million de poulets. 

Les conservateurs veulent éviter que ce genre de situation ne se reproduise. De passage à Montmagny pour présenter leurs engagements en matière d’agriculture, ils ont promis une loi pour que les transformateurs alimentaires assurent un service minimum lorsque surviennent des interruptions dans la chaine de production. 

«On ne vit pas dans un monde où on peut se permettre de gaspiller des aliments», a remarqué le candidat du parti dans Côte-du-Sud, Frédéric Poulin. M. Poulin déplore que les grèves dans les usines occasionnent malheureusement du gaspillage alimentaire, par la seule force des choses. 

«Vous savez, une vache, on ne peut pas mettre la switch à off là-dessus. Les porcs, quand ils sont rendus à la grosseur, ou des poulets, il faut qu’ils soient transformés pour faire de la viande», a-t-il dit. 

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Du côté des syndicats, on reconnait que les euthanasies inutiles et le gaspillage alimentaire sont un problème, mais on voudrait s’assurer que le droit de grève des travailleurs soit protégé. 

«Les grèves, c’est une chose, mais les usines peuvent être arrêtées pour toutes sortes de raison, par exemple par des catastrophes naturelles», a souligné Roxanne Larouche, responsable des communications des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce. 

«C’est aux compagnies de prévoir un plan de contingence et de prendre les mesures nécessaires pour que la transformation alimentaire suive son cours quand survient un arrêt du travail.» 

Les conservateurs ne veulent pas nécessairement s’en prendre au droit de grève, a exprimé Frédéric Poulin. Mais la forme de la pièce législative que le parti proposerait n’est pas encore bien définie. «On est au début du processus (...). Les moyens, on va les établir avec les gens. On discutera, l’UPA nous en a fait part, les gens nous en ont fait part, les consommateurs nous font part de ça aussi. Je pense qu’il faut prendre le temps de l’adresser, prendre le temps de discuter. Je pense qu’on est capable, à la gang, d’en arriver à une situation qui sera acceptable pour tout le monde», a dit le candidat du PCQ. 

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Autres propositions

Les conservateurs déplorent que la lourdeur administrative freine le développement de l’industrie agricole. Ils proposent de «mettre des gens sur le terrain» et de revoir le système de subventions. S’il est porté au pouvoir, Éric Duhaime s’engage à créer une agence de soutien aux producteurs agricoles pour les accompagner dans l’atteinte d’objectif agroenvironnemental. 

Le coût de cette mesure serait déterminé après un processus de consultation auprès des agriculteurs, peut-on lire dans le cahier de propositions du Parti conservateur du Québec en matière d’agriculture. 

Comme la capacité de production agricole est affectée par la pénurie de main-d’œuvre, un gouvernement conservateur chercherait à rapatrier les pleins pouvoirs en immigration. À court terme, il entamerait une négociation avec le fédéral pour réduire les délais de traitement des dossiers des travailleurs étrangers. 

Territoire

Les conservateurs estiment que la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme est mal adaptée à la réalité du monde agricole. 

Conséquemment, ils s’engagent à «diminuer la lourdeur et la rigidité des schémas d’aménagement régionaux» et à donner plus de latitude aux municipalités à ce sujet. 

Cette réforme de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme viendrait après une consultation auprès des citoyens, des acteurs du monde agricole, des municipalités et des MRC. 

Éric Duhaime s’engage également à préserver 200 000 hectares dans les forêts publiques pour l’acériculture. 

Économie

Éric Duhaime veut aussi bonifier le Fonds régions et ruralité (FRR). À l’heure actuelle, ce fonds vise essentiellement la création de nouvelles infrastructures. 

Les conservateurs souhaitent lui donner une portée plus large, et y inclure la rénovation d’infrastructures existantes, le financement de projet en recherche et développement pour la vitalité rurale, et le démarrage d’incubateurs agricoles pour des petites productions.

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ITAQ

Photo Agence QMI / Gabriel Côté
Photo Agence QMI / Gabriel Côté

Le chef conservateur a pris part à une manifestation pour l’implantation à La Pocatière du pavillon de médecine vétérinaire de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec.

Les Pocatois déplorent que le gouvernement ait pris la décision d’implanter le programme décentralisé de formation universitaire en médecine vétérinaire à Rimouski, alors que La Pocatière dispose déjà d’une partie des infrastructures nécessaires pour le faire.

Photo Agence QMI / Gabriel Côté
Photo Agence QMI / Gabriel Côté

Dans un bref discours, Éric Duhaime a accusé le gouvernement Legault de faire preuve d’électoralisme dans ce dossier. «Ce n’est pas vous qui êtes importants [pour la CAQ], c’est un comté un peu plus à l’Est, et pour ça on est prêt à vous déshabiller pour habiller un autre comté pour avoir des votes. Ce genre de marchandage politique là, ça pue au nez du monde», a-t-il déclaré.

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