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Agression sexuelle alléguée dans l’entourage des Blackhawks: Joel Quenneville a parlé à Kyle Beach

AFP

Agence QMI

2024-04-09T18:56:46Z

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L’ancien entraîneur-chef Joel Quenneville a révélé avoir appelé Kyle Beach dès qu’il a su qu’il était la victime de l’ancien responsable de la vidéo chez les Blackhawks de Chicago. 

C’est ce que l’homme de 65 ans a raconté lors de son passage à la baladodiffusion «The Cam & Strick Podcast».

Quenneville a répété qu’il n’était pas au courant des gestes posés par Brad Aldrich - le responsable de la vidéo – avant que Beach n’en parle dans un entretien avec le réseau TSN en octobre 2021.

«Je l’ai contacté immédiatement quand j’ai pris connaissance de cette affaire», a affirmé Quenneville.

«Ça lui a pris du temps avant d’être assez confortable pour avoir cette discussion. Je ne veux pas parler de ce que nous nous sommes dit. C’est entre nous deux.»

• À lire aussi: Affaire Kyle Beach : un deuxième joueur poursuit les Blackhawks

En 2010, pendant le parcours victorieux des Blackhawks de Chicago, l’équipe que dirigeait Quenneville a rappelé plusieurs joueurs de son club-école, les IceDogs de Rockford. C’était notamment le cas de Beach, qui aurait été agressé sexuellement par Aldrich. Ce dernier aurait utilisé son autorité à titre d’entraîneur pour en venir à ses fins.

Dans l’avion

Après l’éclatement de ce scandale, Quenneville a été convié à une rencontre avec le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman. À l’époque, il était l’entraîneur-chef des Panthers de la Floride.

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«J’ai lu les détails dans l’avion en me rendant à New York cette journée-là, s’est souvenu Quenneville. C’était la première fois que j’apprenais ce qui s’était passé. Ça m’a rendu malade de savoir que notre responsable de la vidéo a agressé l’un de mes joueurs.»

«J’ai aussi été perturbé d’apprendre qu’il a usé de son poste d’autorité pour influencer le joueur.»

Après sa rencontre avec Bettman, Quenneville a remis sa démission aux Panthers.

Poser plus de questions

Pendant l’enquête de la LNH sur cette affaire, il a été révélé que l’état-major des Blackhawks avait tenu une réunion au sujet d’Aldrich pendant les éliminatoires.

«[Dans cette rencontre], j’ai appris que notre responsable de la vidéo passait du temps avec les joueurs de Rockford. Il socialisait avec eux et leur envoyait des messages textes inappropriés. En gros, les joueurs étaient importunés par lui. Je ne pense pas que nous avons résolu quoi que ce soit dans cette rencontre, mais je l’ai quitté avec le sentiment que l’organisation s’en occupait», a soutenu Quenneville.

«Je ne veux pas blâmer personne, mais je me blâme moi. J’aurais dû faire les choses autrement», a-t-il ajouté.

«Je n’ai pas assez posé de questions pour savoir à quel point c’était sérieux. Je ne savais pas ce qui s’était déroulé.»

Du cheminement

Depuis sa démission, Quenneville ne peut plus œuvrer derrière le banc d’une équipe de la LNH. Pour renouer avec son métier, il devra obtenir la permission de Bettman.

Le pilote qui a remporté trois fois la coupe Stanley avec les Blackhawks ne cache pas qu’il aimerait recommencer à travailler dans le circuit. Il n’a cependant pas encore eu de rencontre avec le commissaire à ce sujet, mais assure avoir tiré des leçons de toute cette histoire.

«J’ai fait du cheminement dans les dernières années. J’ai tenté de m’éduquer un petit peu sur ce qui se passe, considérant ma situation. J’ai appris comment j’aurais dû mieux gérer tout ça.»

Avant de diriger les Blackhawks et les Panthers, Quenneville a été le pilote des Blues de St. Louis et de l’Avalanche du Colorado. En 1768 rencontres comme instructeur-chef dans la LNH, il a maintenu un dossier de 969-572-77-150.

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