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Agente du SPVM traitée de «sale p*te»: le règlement municipal ne protège pas les policiers, dénonce le syndicat

Photo portrait de Yannick Beaudoin

Yannick Beaudoin

2026-03-30T20:49:36Z

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Des situations semblables à celle de l’agente du SPVM insultée violemment par un automobiliste l’été dernier sont très courantes, affirme la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), qui déplore l’absence de règlementation pour protéger les membres des forces de l’ordre contre ce type de comportement.

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C’est ce qu’a affirmé le président de la FPPM, Yves Francœur, en entrevue à l’émission de Benoit Dutrizac à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.

La Fraternité des policiers a appris l’incident au cours de la fin de semaine, bien que l’intervention ait eu lieu en juin 2025.

« Ce n’était pas venu à nos oreilles », a indiqué M. Francœur.

« L’égalité hommes-femmes au Québec et pour la Fraternité des policiers, c’est un incontournable », a-t-il tenu à ajouter.

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Phénomène courant

L’incident survenu en juin 2025 est malheureusement loin d’être un événement isolé, souligne le président du FPPM.

« J’aimerais ça vous dire que c’est un incident qui sort de l’ordinaire, mais ce n’est pas vrai. Nos policiers vivent cela fréquemment : à la sortie des bars sur la rue Saint-Laurent, dans le nord-est de la ville... », mentionne-t-il.

« Ce n’est pas anecdotique, ça se produit assez souvent », a ajouté M. Francœur.

Capture d'écran tirée de Facebook
Capture d'écran tirée de Facebook

Pas de pouvoirs, pas de réglementation

Le président de la FPPM dénonce l’absence de pouvoirs de coercition chez les policiers du SPVM, contrairement à d’autres municipalités québécoises, dont Laval, Québec, Sherbrooke, Saguenay et Saint-Hyacinthe.

« Même si on a toutes les informations sur le fait d’insulter, d’injurier la policière, tant qu’il n’y a pas de menaces, il n’y a rien à faire », a-t-il précisé.

« Malheureusement [...] quand un individu agit de cette façon-là avec un policier, une policière, et que le policier, la policière n’intervient pas parce qu’elle n’a pas les instruments législatifs, parce qu’on n’a pas de pouvoir coercitif là-dedans, le mot se passe. Ça encourage juste les autres à agir de la même façon », a ajouté le président du syndicat.

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Capture d'écran tirée de Facebook
Capture d'écran tirée de Facebook

Changement de règlement réclamé

Yves Francoeur soutient avoir tenté à plusieurs reprises de faire changer la loi pour mieux protéger les agents de police contre les agressions verbales.

« J’avais proposé à l’administration Tremblay – c’est Claude Dauphin qui s’occupait de la sécurité publique à ce moment-là – un règlement municipal qui nous permettrait d’intervenir, de remettre une contravention lorsqu’une personne insulte ou injure un policier, une policière », explique-t-il.

Celui-ci mentionne avoir aussi discuté de cet enjeu avec l’administration Plante, mais estime qu’un tel règlement « n’entrait pas dans l’idéologie » de la prédécesseur de Soraya Martinez Ferrada.

« Disons qu’on a patiné. C’était clair qu’ils n’étaient pas intéressés, mais pas du tout, à aller là », souligne M. Francœur.

La Coalition avenir Québec aurait aussi rejeté la proposition de la FPPM.

« On avait demandé au ministre Lafrenière un règlement provincial sur le fait de pouvoir agir, nous, si un policier se fait insulter ou injurier, et ça n’a pas été retenu par Québec », affirme le président du syndicat.

La Fraternité des policiers et policières de Montréal espère que la nouvelle mairesse de la métropole ira de l’avant avec une modification du règlement.

« J’ai mandaté nos procureurs, à la Fraternité, pour écrire le règlement et soumettre un produit fini à la Ville de Montréal, à la nouvelle administration. Mes procureurs sont en train de l’écrire pour le mettre à jour selon les jurisprudences et le soumettre à la Ville de Montréal pour adoption, nous l’espérons », indique Yves Francoeur.

Capture d'écran tirée de Facebook
Capture d'écran tirée de Facebook

La policière toujours sous le choc

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal mentionne que la policière invectivée est toujours secouée par cet événement survenu neuf mois plus tôt.

« Elle est sous le choc », affirme M. Francœur.

Ce dernier se réjouit toutefois de constater l’appui que reçoit l’agente de la part de la grande majorité des commentaires des internautes depuis la diffusion de la vidéo au cours des derniers jours.

« Elle est sur le choc de l’ampleur aussi que ça prend sur les réseaux sociaux », indique le président de la FPPM.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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