Affaire Sinner: Sabalenka et Pegula critiquent le système antidopage

AFP
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Aryna Sabalenka et Jessica Pegula ont critiqué dimanche le système de lutte antidopage en vigueur dans le tennis à la suite de l’affaire Jannik Sinner.
L’Américaine jugeant d’ailleurs la procédure «complètement défaillante».
«On a l’impression qu’ils prennent en considération les décisions et les facteurs qu’ils veulent pour fabriquer leur propre règlement. Je ne vois pas comment ça peut être équitable pour les joueurs, quand il y a aussi peu de cohérence», a dit Pegula, qui s’exprimait en marge du tournoi de Dubai.
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«Qu’on soit propre ou non, la procédure est complètement défaillante. Je pense qu’il faut sérieusement l’examiner», a-t-elle également indiqué, en soulignant que les autorités antidopage avaient «le pouvoir de ruiner la carrière de quelqu’un».
«Je pense qu’aucun joueur ne fait confiance aux procédures en ce moment. C’est terrible pour le sport.»
Sabalenka a abondé dans le même sens, en admettant qu’elle «commençait à faire plus attention».
«Par exemple, avant, je n’avais pas peur de laisser mon verre d’eau pour aller aux toilettes dans un restaurant. Maintenant, je ne bois plus dans le même verre», a déclaré la numéro 1 mondiale.
«C’est présent dans la tête, tu te dis que si quelqu’un te met de la crème et que tu es déclarée positive, ils ne vont pas te croire. On se méfie beaucoup du système. Je ne vois pas comment on peut lui faire confiance», a-t-elle ajouté.
Le long feuilleton autour de Jannik Sinner, actuel numéro 1 mondial, a pris fin ce samedi, après qu’il s’est mis d’accord avec l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour une suspension de trois mois. L’AMA a reconnu que l’Italien, qui a toujours plaidé la contamination accidentelle, «n’avait pas l’intention de tricher».
La saison dernière, la Polonaise Iga Swiatek, actuelle numéro 2 mondiale, a accepté une suspension d’un mois après un contrôle positif à la trimétazidine survenu en août 2024.