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Affaire Carter Hart: «Arrêtez d’être fâchés», dit une survivante d’agression sexuelle

Agence QMI

2026-06-02T20:46:19Z
2026-06-02T20:57:54Z

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Le gardien de but des Golden Knights de Vegas, Carter Hart, se trouve en finale de la Coupe Stanley, moins d’un an après avoir été acquitté d’agression sexuelle. Si sa présence sur la glace en fait réagir plusieurs sur les réseaux sociaux, une entrepreneure qui a été victime d’agression sexuelle dans le passé tient à faire une mise en garde.

• À lire aussi : Une photo montre le gardien des Golden Knights de Vegas Carter Hart avec un chandail « Free Alberta »

Carter Hart faisait partie des cinq joueurs d’Équipe Canada junior à être accusés d’agression sexuelle, dans le cadre d’un procès très médiatisé. Ils ont été acquittés le 24 juillet dernier.

Photos REUTERS
Photos REUTERS

« Je n’arrête pas de dire aux gens : arrêtez d’être fâchés, de perdre votre énergie à juste être en colère, à juger, puis à pointer du doigt tout le monde. Prenez votre colère, créez quelque chose avec ça. Moi, c’est ce que j’ai fait avec mon histoire », a affirmé Catherine Laroche, fondatrice de l’entreprise Égaux sans égo au micro d’Isabelle Maréchal à QUB radio et télé, diffusée simultanément au 99,5 FM Montréal, mardi.

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Elle a décidé de lancer sa compagnie, qui œuvre dans le domaine de la santé mentale pour les athlètes, après avoir vécu elle-même une agression sexuelle par un joueur professionnel dans le passé.

« C’est devenu plus ma mission, moins mon processus de guérison, a-t-elle expliqué. On cible le système nerveux pour amener les athlètes élites à se réguler parce qu’on a compris que c’était la pression, le gros problème qui faisait qu’il avait une dérégulation ».

L’entrepreneure estime que le joueur a une partie du blâme, mais tout autant les partisans et les entraîneurs.

« Ce sont les partisans qui envoient des menaces de mort quand les gars ne jouent pas bien, ce sont les médias qui font des grosses histoires sur Dobes qui pleure », a-t-elle déploré.

« Il y a les entraîneurs qui ont un bout à faire, d’arrêter justement de demander à leurs joueurs de ne pas s’écouter dans leur corps, de ne pas s’écouter dans leurs émotions, a-t-elle poursuivi. Les joueurs ont un travail d’introspection à faire, on a tous un travail collectif si on veut voir ces changements-là arriver. »

Écoutez l’entrevue complète dans les extraits ci-dessus.

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