Acquisition de Patrik Laine: «On est prêt à commencer à gagner» - Nick Suzuki

Jonathan Bernier
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L’ÎLE-BIZARD | Il n’y a pas que les partisans du Canadien qui se sont réjouis de l’annonce de l’acquisition de Patrik Laine. Au sein de l’équipe même, l’arrivée du Finlandais a une grande signification.
«Cette addition montre que la direction de l’équipe est maintenant prête à commencer à gagner. On est prêt à commencer à gagner», a lancé Nick Suzuki, rencontré en marge du tournoi de golf tenu au profit de la Fondation Asista.
«Ce sera une saison excitante. J’ai parlé à plusieurs des autres gars dans les derniers jours. Tout le monde est excité», a ajouté Suzuki, président d’honneur de l’événement.

Après quelques saisons collectives plus difficiles, le capitaine du Canadien s’attend à ce que ses coéquipiers et lui soient au plus fort de la course pour une participation aux séries éliminatoires. Mais la compétition dans la division Atlantique demeure féroce avec la présence des Panthers, champions de la coupe Stanley, des Maple Leafs, des Bruins et du Lightning.
«Je suis persuadé qu’on peut battre n’importe qui. C’est déjà l’impression que j’avais l’an dernier. On était tout le temps dans le coup, même contre les grosses équipes. On est encore un jeune groupe. Avec l’arrivée de Laine et le retour de Dacher [Kirby Dach], ça va rendre notre groupe d’attaquants très menaçant.
«Ça amène une dynamique différente. On aura deux excellents premiers trios. Même nos troisième et quatrième unités seront capables de marquer», a-t-il ajouté.
Compétition à prévoir
Au moment de commenter la transaction, le directeur général du Tricolore avait déclaré que l’acquisition de Laine visait à récompenser l’effort de ses joueurs, qui n’ont jamais levé le pied même quand les séries étaient hors de portée.
Un geste grandement apprécié de Suzuki.
«Un joueur de sa stature, un haut choix au repêchage, qui a marqué des tonnes de buts. N’importe quelle équipe voudrait compter sur un gars comme lui. C’est un ajout qui vient nous donner une étincelle à quelques semaines du début du camp.»
L’attaque massive du Canadien, qui croupit dans les bas-fonds du circuit Bettman depuis trois ans, devrait, elle aussi, recevoir un bon électrochoc.
«On aura deux bonnes unités. Une compétition interne n’est jamais mauvaise. On en avait une à mes premières saisons. Tu veux être la première unité à sauter sur la glace quand l’adversaire écope d’une punition.»
Un groupe accueillant
Par ailleurs, le directeur général du Canadien a sondé l’opinion de son capitaine avant de procéder à l’échange.
«Je lui ai dit que ce serait toute une acquisition d’ajouter un gars qui peut marquer des buts, s’il s’amène avec une très bonne attitude, a raconté Suzuki. J’ai aussi parlé à Laine. Il semble être fin prêt et très excité. Alors, je ne vois pas de problème.»
Suzuki n’est pas sans savoir que Laine semble avoir été à couteaux tirés avec certains coéquipiers lors de ses passages à Winnipeg et Columbus.
Même si le noyau du Canadien est jeune et que, par conséquent, il est peut-être moins outillé pour faire face à ses situations de ressources humaines plus corsées, le leader incontesté du Tricolore n’en fait pas trop de cas.
«Ça ne m’inquiète pas trop. Notre groupe en est un dans lequel n’importe qui peut s’intégrer facilement. On est tous des gars qui adorent se présenter à l’aréna chaque jour et qui ont beaucoup de plaisir ensemble. La transition se fera aisément pour lui.»
Sans compter que Martin St-Louis a le tour pour bien intégrer les nouveaux venus.