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Achetez des bleuets congelés pour encourager les producteurs québécois!

Photo portrait de Simon Dessureault

Simon Dessureault

2024-08-16T22:44:59Z

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Il se produit 100 millions de livres (lb) de bleuets sauvages par année au Québec ! Mais c’est seulement environ 600 000 lb qui se retrouvent sur le marché frais (en bleuetière, en autocueillette, en épicerie et dans les kiosques des producteurs).

Ces informations proviennent de Gervais Laprise, directeur général du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec (SPBQ), à qui nous avons parlé.

« L’industrie du bleuet sauvage (comptant de 360 à 400 producteurs) est surtout basée sur la conservation - congélation, car c’est une courte période de récolte dans l’année (4 semaines environ) », a affirmé M. Laprise.

Selon des chiffres du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), plus de 95 % des bleuets sauvages récoltés au Québec sont surgelés.

« La meilleure manière d’encourager nos producteurs locaux de bleuets est d’aller dans le comptoir des congelés (à l’année) dans les épiceries, recommande M. Laprise. Il y a aussi l’autocueillette, mais c’est plus une activité de loisir. »

Les marchés fermiers et les marchés publics sont aussi d’autres bonnes façons d’encourager les producteurs.

Il y a également la production québécoise de bleuets en corymbe (bleuet cultivé partout dans le monde) qui représente 3-4 millions de lb par année, toujours selon M. Laprise.

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0817 ZESTE Bleuets Cueillette à la main pour le bleuet frais. Photo fournie par le SPBQ et la bleuetière La planète bleue
0817 ZESTE Bleuets Cueillette à la main pour le bleuet frais. Photo fournie par le SPBQ et la bleuetière La planète bleue Photo fournie par le SPBQ et la bleuetière La planète bleue

Producteurs de bleuets en corymbe

« C’est 3 % de ce que nous faisons, dit l’expert en bleuets. Les producteurs de corymbes font aussi parfois des fraises et d’autres fruits sur arbuste. » Il y a des producteurs de bleuets en corymbe dans les régions de Lanaudière et de la Montérégie, notamment. Mais 80 % des superficies et des volumes de bleuets sauvages (qui poussent au ras du sol) proviennent du Saguenay–Lac-Saint-Jean, selon M. Laprise. Le 20 % restant provient d’autres régions comme la Côte-Nord, l’Abitibi et Charlevoix, notamment.

L’autocueillette pour rentabiliser la production

L’autocueillette de bleuets est une des façons qui permet aux bleuetières de vendre leurs produits.

« Pour moi l’autocueillette et la vente de bleuets au kiosque ne suffissent pas, je dois également vendre ma récolte au Marché Central à Montréal », a confié en entrevue Stéphanie Thibert, propriétaire de la Bleuetière La Planète Bleue, à Saint-Chrysostome en Montérégie.

Mme Thibert a ouvert sa saison d’autocueillette le 12 juillet et elle se termine à la mi-août (actuellement), comme plusieurs bleuetières.

« Il y a des cultivateurs qui ont des variétés [de bleuets] tardives, ce qui fait en sorte qu’il est possible de cueillir plus longtemps », ajoute Mme Thibert.

« C’est différent d’un producteur à l’autre, si on a une très petite bleuetière, on va miser sur l’autocueillette pour rentabiliser notre production », a expliqué Mme Thibert.

0817 ZESTE Bleuets L’autocueillette fait aussi le bonheur des plus petits. Photo fournie par le SPBQ
0817 ZESTE Bleuets L’autocueillette fait aussi le bonheur des plus petits. Photo fournie par le SPBQ Photo fournie par le SPBQ

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