Accusé de crimes sexuels: l’avocat Daniel Rochefort organisateur de concours de beauté
Il a été directeur national du concours Universal Woman Canada

Sarah-Maude Lefebvre et Nicolas Brasseur
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L’avocat Daniel Rochefort, accusé de plusieurs crimes sexuels, a été le directeur national d’un concours de beauté où il côtoyait plusieurs jeunes femmes.
L’homme de 72 ans fraie depuis plusieurs années dans l’univers des concours qui misent sur l’apparence physique de leurs participants.
L’organisation Universal Woman Canada le désignait, en 2022, comme son directeur national, responsable de « tous les aspects légaux » de l’entité et chargé également de signer les contrats avec les commanditaires.
Ce concours s’adresse aux femmes de 25 à 40 ans. La plus récente couronnée, Anastasiia Kushnir, a remporté le titre de Universal Woman Canada 2026 l’automne dernier, lors d’une cérémonie à Toronto.
En septembre 2022, la gagnante du titre de l’année avait remercié Daniel Rochefort pour son implication dans ce concours.
« On a aussi des hommes qui nous encouragent, qui sont là en train de nous aider à briller », avait-elle lancé à un Daniel Rochefort légèrement embarrassé.
Dans une autre vidéo publiée dans le compte Instagram du concours de beauté, on peut voir l’avocat jouer du piano, entouré de jeunes femmes portant des écharpes à l’effigie de l’organisation.
À une autre occasion, l’homme assiste à une leçon de maquillage donnée aux participantes.

L’avocat est aussi impliqué dans les concours visant les adolescentes.
En septembre 2022, il a assisté au couronnement de Miss Teenager Universe Canada, un concours destiné aux jeunes filles de 13 à 19 ans. Aussi récemment qu’en avril dernier, l’organisation Mister Teen Indonesia a décrit aussi Me Rochefort dans sa page Instagram comme étant son conseiller « international ».

Mercredi, l’avocat de Daniel Rochefort, Gérald Soulière, s’est refusé à tout commentaire. Universal Woman Canada n’a pas répondu à nos messages.
Appel à tous
Daniel Rochefort a été arrêté le 7 mai dernier pour leurre et production de matériel d’abus et d’exploitation pédosexuels. Il aurait communiqué avec une enquêtrice, alors qu’il croyait avoir plutôt affaire à une adolescente de 12 ans, pour l’inciter à poser des gestes sexuels. Les événements seraient survenus entre le 1er et le 7 mai.
Des accusations supplémentaires d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels ont été déposées quelques jours plus tard contre l’homme de 72 ans.
Il est accusé d’avoir agressé sexuellement une adolescente de moins de 16 ans entre 2007 et 2012, autant à Montréal qu’à l’étranger.
M. Rochefort a plaidé non coupable.
La semaine dernière, le Service de police de la Ville de Montréal avait lancé un appel à tous pour trouver d’autres victimes potentielles de Me Rochefort. La défense a confirmé, mardi, à la cour, que plusieurs personnes auraient communiqué avec les policiers à ce sujet.
L’avocat, qui est détenu depuis son arrestation, doit revenir au tribunal jeudi pour son enquête sur la remise en liberté.
L’arrestation de l’avocat civiliste a causé un grand remous dans le milieu juridique. Le fondateur du cabinet Rochefort et associés a défendu plusieurs policiers pendant sa carrière, dont l’ex-directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet.
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