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Accueil d’une famille ukrainienne: «C'est en s'entraidant qu'on peut faire une différence»

Agence QMI

2022-06-06T18:04:30Z

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Une femme de Lorraine, dans les Laurentides, a accueilli samedi une famille de cinq réfugiés ukrainiens afin de les aider à s’installer dans la province et à «retrouver un peu d’espoir».

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«Cet hiver, je regardais [les images de la guerre]. Comme tout le monde, j’étais attristée de voir ça. J’étais toute seule dans ma maison, je pleurais à les voir marcher dans la neige des kilomètres avec les enfants et je me disais ‘’ça n’a pas de bon sens’’, faut faire quelque chose, je suis toute seule bien au chaud dans ma couverture électrique sur mon divan», a raconté José Aumais en entrevue avec Philippe-Vincent Foisy sur QUB radio, lundi.

Mme Aumais a expliqué s’être inscrite sur le site du gouvernement pour accueillir une famille ukrainienne, mais ne pas avoir eu de nouvelles. Elle a alors pris contact avec une dame qui coordonne bénévolement l’arrivée de famille de réfugiés ukrainiens, via le Centre social d’aide aux immigrants (CSAI), un organisme communautaire voué à l’accueil d’immigrants. C’est finalement mercredi qu’elle a appris qu’une famille composée de deux adultes et de trois enfants, dont deux adolescents, venait d’arriver au Québec.

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«Mercredi soir, on faisait un FaceTime et samedi après-midi, ils sont arrivés chez moi», a-t-elle expliqué.

Écoutez l'entrevue de José Aumais sur les ondes de QUB radio:

«Un tourbillon» de solidarité  

«De mercredi à samedi, c’était le branle-bas de combat, on a vidé les garde-robes, acheté des matelas, organisé tout ça pour que la famille ait une petite place à eux chez moi», a ajouté José Aumais qui précise ne recevoir aucune aide financière du gouvernement.

«C’est bénévole, on reçoit l’aide des amis, des centres communautaires.» Pour aider la famille dans leur processus et récolter de l’argent pour faire l’épicerie, elle a lancé un appel à la solidarité sur Facebook.

«Ils arrivent avec une valise chacun [...]. Je fais donc appel si vous avez des vêtements, des opportunités d'emplois, mais aussi de la nourriture. Je dois trouver un moyen de nourrir ces cinq nouvelles bouches», a-t-elle écrit sur le réseau social, quelques jours avant de les accueillir.

«C'est en collectivité et en s'entraidant qu'on peut faire une différence», peut-on également lire.

Suite à cette publication, Mme Aumais a dit avoir été prise dans «un tourbillon» de solidarité et d’entraide.

Elle estime que la famille devrait rester chez elle au moins trois mois, le temps de trouver un autre logement et un emploi. Les enfants iront à l’école dès le mois de septembre; c’est aussi à cette période que les membres de la famille pourront suivre des cours de français.

«C’est vraiment une famille qui va bien s’intégrer ici, et nous sommes chanceux de les recevoir», a affirmé José Aumais en ajoutant que le père était pompier en Ukraine et que la mère faisait des études d’infirmière.

«Les enfants sont fantastiques [...]. Le fils est un champion de natation», a-t-elle aussi dit.

«Ils ont fait quatre pays depuis le mois de mars. Ils ont payé eux-mêmes leur billet d’avion pour venir ici», a ajouté Mme Aumais qui espère qu’au Québec la famille «retrouve un peu d’espoir».

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