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Abraham Toro: l’étoile québécoise

Photo Jim McIsaac / Getty Images via AFP
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-07-14T17:33:06Z
2025-07-15T13:05:52Z

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Douglas Toro se doutait bien qu’on ne l’appelait pas pour lui parler de sa propre saison avec les Castors d’Acton Vale, dans la Ligue de baseball majeur du Québec. C’est que son petit frère Abraham connaît un très bon début de saison dans l’uniforme des Red Sox de Boston, ce qui fait la fierté de toute la famille. 

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Pendant que les vedettes du baseball majeur sont réunies à Atlanta dans le cadre du match des étoiles, le jeune Toro, qui est originaire de Longueuil, profite de quelques jours de répit. Il est toutefois de mise de l’identifier comme la grande étoile québécoise de la MLB depuis le début de la présente saison.

Abraham Toro, en défensive, dans un match disputé le 2 juillet dernier au Fenway Park, à Boston.
Abraham Toro, en défensive, dans un match disputé le 2 juillet dernier au Fenway Park, à Boston. Photo Winslow Townson / Getty Images via AFP

«Parfois, je me demande si c’est vrai ce qu’il vit présentement, laisse ainsi tomber son frère Douglas. Il a joué pour de bonnes organisations, principalement avec les Astros de Houston et les Mariners de Seattle, mais ç’a rien à voir avec le fait de jouer pour Boston.»

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Les Red Sox ont toujours été assez populaires au Québec et il n’y a pas une journée qui passe sans que Douglas se fasse demander des nouvelles d’Abraham. Il ne s’en plaint pas. Au contraire.

«Là, il est parti, il est dans sa bulle», exprime Douglas, en parlant de celui qui affiche une moyenne au bâton de ,271 en 52 matchs avec les Red Sox depuis le début de la saison.

La rivalité face aux Yankees 

À un certain moment de la campagne, soit le 8 juin dernier, Toro affichait même un rendement de ,341. Grâce à trois coups sûrs, dont un circuit, il venait alors d’aider son équipe à l’emporter 11 à 7 contre les Yankees, en sol new-yorkais.

«C’est fou parce que plus jeunes, on suivait la grande rivalité entre les Red Sox et les Yankees à la télévision. On se souvient de la série de championnat [de la Ligue américaine] entre les deux équipes, en 2004, quand les Red Sox avaient comblé un déficit de 0-3.»

Abraham Toro n’avait que 7 ans, à l’époque, mais il développait déjà sa passion pour le baseball avec son frère aîné, mais également avec leur père Douglas senior, qui habite maintenant en République dominicaine.

«Notre père n’aimait vraiment pas Alex Rodriguez avec les Yankees, se remémore aussitôt Douglas. Un autre bon souvenir de papa, c’est qu’il a fait de la visualisation et de la projection pour Abraham. Il disait à tout le monde qu’il rencontrait que mon petit frère allait jouer un jour dans le baseball majeur.»

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Comme si le paternel avait lancé ce souhait dans l’univers et que ça s’était matérialisé...

Aucun beignet pour le frérot 

Au-delà des pouvoirs surnaturels de monsieur Toro, il faut s’en remettre à la persévérance du jeune Abraham et à son éthique de travail.

«Il s’attarde aux détails et tu ne le verras jamais manger un beigne», illustre son grand frère, en riant.

La présente saison du jeune Toro, 28 ans, est d’autant plus impressionnante alors qu’il s’était joint aux Red Sox, en janvier dernier, après avoir signé un contrat des ligues mineures. Il affichait une moyenne au bâton de ,310 et un taux de présences sur les sentiers de ,403, au niveau AAA avec Worcester, au moment de son rappel, au mois de mai.

Soit dit en passant, Douglas Toro maintient pour sa part, à 41 ans, une moyenne au bâton de ,323 avec Acton Vale de même qu’un impressionnant taux de présences sur les buts de ,456. Son père aurait dû faire aller ses pouvoirs surnaturels pour lui aussi.

Déjà 11 circuits pour Otto Lopez! 

Abraham Toro n’est pas le seul Québécois à bien faire dans le baseball majeur depuis le début de la saison. Otto Lopez a en effet participé à 79 matchs dans l’uniforme des Marlins de Miami.

Polyvalent joueur d’avant-champ, Lopez est notamment utilisé régulièrement à l’arrêt-court par les Marlins. Au bâton, il affiche une moyenne de ,250, mais impressionne autrement avec ses 11 circuits.

Otto Lopez a frappé le premier des 11 circuits, cette saison, le 28 mars, à Miami.
Otto Lopez a frappé le premier des 11 circuits, cette saison, le 28 mars, à Miami. Photo Rich Storry / Getty Images via AFP

Dans le cas d’Édouard Julien, il a été limité à seulement 29 parties avec les Twins du Minnesota en début de saison. Le Québécois a toutefois retrouvé son œil au bâton avec les Saints de St. Paul, au niveau AAA, et un rappel pourrait très bien survenir après la pause du match des étoiles.

Chapeau à Mathieu Vallée! 

Si les meilleurs joueurs du baseball majeur sont présentement réunis à Atlanta, soulignons que quelques Québécois ont pour leur part été invités, cette semaine, au match des étoiles de la Ligue Frontière, à Troy, dans l’État de New York.

Chez les Aigles de Trois-Rivières, Mathieu Vallée a été ajouté à la formation de la conférence Atlantique. Pour cause, le jeune homme de 24 ans totalise 40 buts volés en 50 matchs depuis le début de la saison, présentant par ailleurs une moyenne au bâton de ,327. Vallée a d’ailleurs battu un record de ce circuit indépendant, le 3 juillet dernier, en réussissant six buts volés au cours d’un seul et même match.

Anthony Quirion et Marc-Antoine Lebreux font quant à eux partie des sept joueurs sélectionnés chez les Capitales de Québec, avec Kyle Crowl, Justin Gideon et Will Riley de même que les lanceurs Braeden Allemann et Cole Roland. Le gérant Patrick Scalabrini sera également au rendez-vous, mercredi, pour cette partie des étoiles.

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