Aatos Koivu: « Je suis incapable de trouver les mots pour décrire ce que je ressens »

Jonathan Bernier
Partager
LAS VEGAS | Si le développement du jeune homme suit la courbe souhaitée, l’histoire du Canadien comptera un deuxième Koivu dans ses rangs.
Trente et un ans après son père Saku, Aatos Koivu a entendu son nom être prononcé par l’état-major du Tricolore. Si le paternel a été un choix de premier tour (21e), le rejeton a dû patienter jusqu’au troisième tour, au 70e rang, pour entendre son nom.
En fait, puisqu’il est demeuré en Finlande pour ne pas interrompre son entraînement estival, Koivu a plutôt vu son nom.
«C’était silencieux dans la maison. Montréal avait le prochain choix. Je regardais le bas de l’écran en silence. Soudainement, ma mère s’est mise à crier, a raconté le centre de 18 ans, par le biais d'une visioconférence. Puis, j’ai vu mon nom. Mon père s’est mis à sauter partout lui aussi. »
« C’est surréel. Je suis tellement heureux et excité. Je suis incapable de trouver les mots pour décrire ce que je ressens », a-t-il également déclaré.
Du père dans le nez
Évidemment, Aatos se présentera à Montréal précédé de son nom de famille : celui du capitaine du Canadien ayant eu le plus long règne, ex-eaquo avec Jean Béliveau. Il ne s’en fait pas trop avec la pression que cela pourrait lui placer sur les épaules.
« Oui, les gens savent qui est mon père, où il a joué. Je ne pense pas que ce sera une mauvaise chose, a-t-il soutenu. Je pense que je serai capable de me faire mon propre nom, jouer à ma manière, être moi-même et tenter de devenir le meilleur joueur possible. »
Quel type de joueurs est-il, justement?
« Je suis un joueur de centre responsable défensif. Mes forces sont mon coup de patin, mon tir, ma capacité à lire le jeu. »
Finalement, il ressemble à son père...
« J’ai les mêmes forces et faiblesses que mon père, a-t-il reconnu. Je crois que Sebastian Aho a un style de jeu qui ressemble au mien. C’est une bonne comparaison. »
La Liiga d’abord
Puisqu’il est né en 2006, Aatos n’a pas beaucoup de souvenirs de Montréal. Il en a beaucoup plus d’Anaheim, là où son père a joué de 2009 à 2014.
« De Montréal, je me souviens la maison, le quartier où on habitait (Île des Sœurs) et le Centre Bell, a-t-il raconté. Par contre, je me souviens de son dernier match au Centre Bell. Tout le monde était émotif, y compris moi. »
Avant de penser à se joindre au Tricolore, Aatos Koivu passera, au moins, une autre saison en Finlande. Son prochain objectif est de se tailler un poste régulier avec le TPS Turku, de la SM-Liiga, la meilleure ligue finlandaise.
« Je m’entraîne avec eux, mais ce n’est pas assez pour moi. Je veux être là, je veux occuper un rôle important, jouer de grosses minutes, a-t-il indiqué. Je vais m’entraîner le plus possible cet été pour augmenter ma corpulence, mon coup de patin et mon tir. Tout doit être amélioré. »
Il visera sans doute une invitation au Championnat mondial de hockey junior. L’an dernier, il a fait une première percée sur la scène internationale en participant au Championnat mondial des moins de 18 ans.