«La culture ici est différente» - Pierre-Luc Dubois
Il vient de connaître une saison de 66 points, sa meilleure en carrière


Dave Lévesque
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WASHINGTON D.C. | Quand Pierre-Luc Dubois est passé des Jets aux Kings en juin 2023, plusieurs se sont dit que c’était le marché parfait pour lui.
Mais un an plus tard, c’était un constat d’échec. Le gros attaquant au talent indéniable n’a pas été en mesure de s’adapter au style de jeu des Kings, où il a connu la pire année de sa carrière, si l’on fait fi de la saison 2020-2021 lors de laquelle il n’a disputé que 46 rencontres dans un calendrier écourté de 56 matchs en raison de la pandémie de COVID-19.
On se demandait donc comment les choses se passeraient quand il a été échangé aux Capitals en juin 2024 en retour du gardien Darcy Kuemper, et en fin de compte, ça s’est plutôt bien passé, puisqu’il vient de connaître, à 26 ans, sa meilleure saison en carrière avec une récolte de 66 points en 82 rencontres.
Quand on discute avec lui, on comprend rapidement que c’est surtout une question d’environnement qui explique sa renaissance.
Bon endroit
«Depuis que je suis arrivé ici, tout va super bien, que ce soit les opportunités que j’ai ou la communication avec les joueurs et l’entraîneur», explique Dubois.
«Quand tout tombe en place comme ça, ça rend ta job beaucoup plus facile. [Ça te permet] d’être toi-même sans être tout le temps obligé d’en faire plus ou d’en faire moins. Tu dois juste te présenter à l’aréna avec un sourire pour travailler fort.»
À mesure qu’il poursuit ses explications, on comprend qu’il a besoin d’un endroit qui lui procure ce dont il a besoin pour s’épanouir, ce qui n’a peut-être pas été le cas dans le passé et ce qui lui a valu une certaine réputation de joueur complexe.
«Quand tu as été dans différentes équipes et que tu vis des cultures différentes, tu te rends compte que la culture ici est différente. Cette année, dans les matchs où on ne jouait pas notre meilleur hockey, il n’y avait pas de panique, le sourire était là. On fait ce qu’on aime, on joue au hockey.
«De voir Ovi [Alex Ovechkin] se présenter dans la chambre aujourd’hui, même s’il y a de la pression, il a le sourire au visage. C’est le même Ovi qu’au match 62 ou au match 22. Ça crée vraiment un environnement où on est prêts et concentrés, mais on ne se met pas plus de pression.»
Q.I. élevé
Si Dubois est un joueur difficile à diriger, ce n’est certainement pas de Spencer Carbery que vient le commentaire, parce que celui-ci n’a que des éloges pour l’ailier québécois.
«C’est difficile d’expliquer pourquoi ça se passe bien ici pour lui parce que je ne connais pas ses expériences précédentes, mais je crois qu’il a pris de la maturité à travers les expériences qu’il a vécues», raconte l’entraîneur-chef, qui a pris le temps de connaître son joueur.
«J’ai discuté avec lui pour déterminer dans quelle situation il était le meilleur afin de bien l’utiliser. Ce que j’ai vu de lui, c’est un joueur extrêmement constant, ce qui est très dur à faire au cours d’une saison de 82 matchs.»
Carbery estime que Dubois possède un Q.I. hockey au-dessus de la moyenne et qu’il pense un peu comme un entraîneur. Son père, Éric, a dirigé dans la LHJMQ pendant 13 ans et est adjoint chez le Moose du Manitoba de la Ligue américaine depuis neuf ans. Ceci explique peut-être cela.
«La raison pour laquelle je crois qu’il sera un candidat au trophée Selke pour plusieurs années, c’est que c’est le joueur le plus intelligent que j’ai jamais dirigé, insiste Carbery. J’ai rarement besoin de lui montrer quelque chose. Ça arrive une fois tous les dix matchs. C’est le genre de gars avec qui tu t’assois et qui sait exactement tout ce qui s’est passé dans le match précédent. Il sait qui était sur la glace en même temps que lui, que ce soit de notre côté ou chez l’équipe adverse.»