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À VOIR | Moins de deux mois après sa terrible chute, Lindsey Vonn pose pour le « Vanity Fair » avec ses bandages en évidence

Lindsey Vonn en une du magazine « Vanity Fair » publié cette semaine.
Lindsey Vonn en une du magazine « Vanity Fair » publié cette semaine. Capture d'écran tirée du compte Instagram @lindseyvonn
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2026-03-27T12:32:39Z

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Moins de deux mois après sa terrible chute aux Jeux olympiques, qui aurait pu lui coûter sa jambe gauche, la légendaire skieuse Lindsey Vonn a pris la pose pour le magazine Vanity Fair, debout, bandages et cicatrices en évidence.

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« J’étais numéro un mondiale et médaillable. Aujourd’hui, je suis en fauteuil roulant », regrette-t-elle dans cette première entrevue depuis l’incident qui a marqué la planète sportive. 

Le 8 février, Vonn, 41 ans, a pris le départ de la descente aux Jeux de Milan, sur la piste de Cortina d’Ampezzo, qu’elle connaît si bien pour y avoir décroché 12 médailles au cours de sa longue et fructueuse carrière. 

L’exercice semblait périlleux. De retour à la compétition depuis quelques mois, après une retraite annoncée en 2019, l’Américaine a déjà chuté lourdement à Crans-Montana, quelques jours avant les Jeux. Le ligament croisé antérieur de son genou gauche a été déchiré lors de l’impact.

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Un risque calculé, assure-t-elle

Mais Vonn assure avoir calculé les risques avec son équipe, avant de prendre le départ sur la piste olympique. Elle se sentait bien physiquement et prête mentalement. 

Ça ne s’est pas passé comme prévu. Treize secondes après avoir amorcé la descente, elle aborde une bosse trop vite et fonce dans une porte. Elle tombe plusieurs mètres plus loin, mais ses skis ne se détachent pas. Allongée sur la piste, la skieuse pousse alors un énorme cri de douleur. 

« Je voulais seulement que quelqu’un m’enlève mes skis », se souvient-elle. 

Ce n’est pas l’unique hurlement qui sortira de sa bouche, ce jour-là. La douleur était insoutenable. Et pour cause, sa jambe gauche est fracturée, mais sa cheville droite l’est aussi. Elle est donc envoyée par hélicoptère à l’hôpital, où les ambulanciers doivent faire face à une horde de paparazzis. 

« À mi-examen, j’ai commencé à transpirer. La douleur était extrême, se remémore-t-elle dans l’entrevue au Vanity Fair. J’ai crié de toutes mes forces : sortez-moi de là. Ça ne diminuait pas. C’était non-stop. »

Comme des saucisses sur le barbecue...

Encore aujourd’hui, cette douleur est gravée dans le cerveau de la grande championne. Mais elle n’est pas au bout de ses peines : après une première intervention chirurgicale qui se déroule bien, la douleur intense revient en soirée. 

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Et c’est pire encore. Vonn ne répond pas aux fortes doses de médicaments qui lui sont administrés pour chasser le mal. « La situation empirait et elle ne répondait plus aux doses massives de fentanyl, de morphine, d’oxycodone, à tous les opioïdes imaginables », raconte le Dr Hackett. 

« Vous avez sûrement déjà vu des saucisses sur un barbecue. Elles gonflent de plus en plus, puis soudain elles éclatent. C’est exactement ce qui se passe avec le syndrome des loges », a-t-il expliqué au magazine. 

Sa jambe gauche enfle donc continuellement. Vonn est atteinte d’un syndrome des loges sévère, qui cause des lésions, mais surtout, une mauvaise circulation du sang. Elle risque à ce moment l’amputation. 

« C’est tellement violent »

Moins de deux mois plus tard, sa jambe est sauvée, mais Vonn se déplace encore en fauteuil roulant. Elle est très fatiguée, mais fait de la réadaptation et même de la musculation. Au moins, elle a pu stopper les antidouleurs et peut tenir des conversations normales. 

La reverra-t-on un jour au sommet d’une piste ? « C’est difficile à dire avec cette blessure. C’est tellement violent. J’ai vraiment l’impression que c’était une horrible dernière descente pour terminer ma carrière. »

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