À VOIR: le CH invite un spécialiste des mises au jeu à l’entraînement

Dave Lévesque
Partager
Voici une vérité de La Palice, il est difficile de dicter l’allure d’un match de hockey quand on ne contrôle pas la rondelle lorsqu’elle est mise en jeu.
• À lire aussi: [VIDÉO] Insatisfait de ses joueurs, Martin St-Louis lève le ton
• À lire aussi: Quatre défenseurs du CH s’exercent avant l’entraînement
Évidemment, c’est réducteur parce que c’est un peu plus compliqué que ça, mais il reste quand même que quand une équipe ne gagne pas la mise au jeu, elle se retrouve généralement à courir après la rondelle.
Ça explique peut-être partiellement les déboires du Canadien dont la moyenne d’efficacité au cercle des mises en jeu se situe à 47,6%, ce qui place l’équipe au 27e rang de la LNH.
Aucun centre de la formation ne se situe au-dessus de la barre psychologique de 50%, Nick Suzuki étant le meilleur du lot (49,5%). Second derrière lui, Jake Evans (48,6%) a même été promu au sein de la seconde unité, ce qui relègue Alex Newhook (40,9%) à l’aile. Christian Dvorak, Kirby Dach et Oliver Kapanen ont aussi participé à l'exercice.
De l’aide
Ça nous amène à la raison pour laquelle on vous parle des mises au jeu en ce lundi frisquet de novembre où le Canadien se prépare à affronter les Flames de Calgary, en visite au Centre Bell mardi.
Kent Hughes avait invité un ancien du CH, Marc Bureau, qui sait deux ou trois choses sur l’art de prendre des mises en jeu. Le taux d’efficacité de celles-ci a commencé à être comptabilisé par la LNH en 1997-1998, quatre ans avant qu’il ne prenne sa retraite. Il a maintenu un taux de réussite de 53,4% en 567 matchs dans la LNH, atteignant même 56,3% en 1999-2000.
«J’ai eu l’occasion de le côtoyer à sa dernière année, c’était ma deuxième à Calgary, et il était bon dans les mises au jeu, s’est souvenu Martin St-Louis. Il a une expertise qu’on essaie d’amener.
«On est une organisation qui est assez proactive [dans le développement d’expertise], on veut cocher le plus possible de cases pour aider nos jeunes.»
Rapidité et physique
Bureau a passé du temps avec les joueurs de centre avant le début de l’entraînement et ceux-ci semblent avoir apprécié.
«Il nous a aidés avec la rapidité d’exécution et avec l’aspect physique. L’aspect mental est super important. Tu peux être rapide ou fort selon qui tu affrontes et ce qu’il essaie de faire. C’est un peu comme jouer à papier, ciseau, roche», a raconté Nick Suzuki.
Il n’y a pas eu d’évolution très marquée dans la façon de prendre les mises en jeu au fil des années, mis à part deux choses selon Jake Evans.
«Il y a beaucoup plus de dépistage qui est fait sur les mises au jeu, ce qui n’était pas le cas à l’époque où il jouait, mais autrement ça reste la même chose à part peut-être les bâtons. Ça reste une bataille à un contre un.»
Faire mieux
En tant que capitaine et joueur de centre du premier trio, Nick Suzuki est en quête de constance.
«J’ai eu des matchs où ça allait bien et d’autres où ça ne fonctionnait pas. Je veux ramener les choses vers le centre et augmenter pour taux d’efficacité au-delà de 50%. Je ne peux pas avoir 30% un soir 60% l’autre soir, je dois être plus constant et nettoyer cet aspect de mon jeu.»
Evans a pour sa part profité des conseils de Bureau pour valider certains éléments de son jeu au cercle des mises en jeu.
«Je me questionne sur certaines choses que je fais et il peut apporter un point de vue sur ce qui peut me permettre d’améliorer mes chances de gagner les mises au jeu, mais il ne faut pas tout changer. C’est surtout une question de confiance.»
| Joueur | Taux de réussite | |
|---|---|---|
| 1. | Nick Suzuki | 49,5 % |
| 2. | Christian Dvorak | 48,9 % |
| -. | Oliver Kapanen | 48,9 % |
| 4. | Jake Evans | 48,6 % |
| 5. | Kirby Dach | 41 % |
| 6. | Alex Newhook | 40,8 % |