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À voir! Du hockey sur glace à 35 degrés dehors

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-08-13T17:26:14Z

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Imaginez un peu la scène... Par l’une des journées estivales les plus chaudes, le soleil tape sans pitié sur la place Jean-Béliveau, aux abords du Centre Vidéotron. Même dans ce contexte tropical, des jeunes patinent sur une glace extérieure réfrigérée. Quand on dit que le hockey est le sport national au Québec, c’est plus que jamais la preuve.

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Ce scénario improbable se déroule mercredi et jeudi dans le cadre des activités entourant le Pro-Am Sun Life, où des joueurs professionnels et amateurs se livrent un duel amical à l’intérieur du Centre Vidéotron, jeudi soir.

La glace extérieure a été aménagée aux abords du Centre Vidéotron, où se tient jeudi soir le Pro-Am Sun Life.
La glace extérieure a été aménagée aux abords du Centre Vidéotron, où se tient jeudi soir le Pro-Am Sun Life. Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

En pleine canicule, c’est carrément la fête du hockey. Et tenez-vous-le pour dit, sous une tente qui la protège du soleil de plomb, la glace tient bien plus le coup que bon nombre de cornets de crème glacée qui s’affaissent sous la chaleur.

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Patrick Couture, directeur général du Pro-Am et propriétaire de l’entreprise Synerglace Canada, qui confectionne des glaces extérieures réfrigérées, observait le décor surréaliste avec le sourire béat d’un gamin qui vient de marquer en prolongation, lors du passage du Journal.

«J’ai rêvé longtemps à tout ça. Au départ, c’était pour des classiques hivernales et j’ai poussé l’audace jusqu’à le faire en été. On va avoir des joueurs de la LNH qui viennent nous visiter. On va avoir des [Steven] Stamkos et des [Roman] Josi dans l’uniforme des Nordiques au Centre Vidéotron. Avec la glace extérieure qui s’ajoute à l’événement, c’est comme un rêve de petit gars», s’est-il extasié.

Patrick Couture, directeur général de Pro-Am et propriétaire de l’entreprise Synerglace Canada, supervise le volet hockey extérieur avec attention, sous un soleil lourd.
Patrick Couture, directeur général de Pro-Am et propriétaire de l’entreprise Synerglace Canada, supervise le volet hockey extérieur avec attention, sous un soleil lourd. Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

Une chaleur inhabituelle

Couture a donc l’habitude des glaces extérieures réfrigérées, mais certainement pas quand sa clientèle se sent comme sous le grill en plein été, à 35 degrés en incluant le taux d’humidité.

À ce jour, il n’avait jamais expérimenté le tout à une température supérieure à 20 degrés Celsius.

«C’est énorme comme différence, mais le système est bien fait. On a procédé selon les standards habituels.

«On a parti les refroidisseurs samedi après-midi. On a arrosé toute la nuit et toute la journée de dimanche. Lundi, on patinait. Le plus difficile était de monter la glace, pas de la maintenir. Même quand la chaleur montait, la glace restait gelée», a-t-il expliqué.

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Un système de surfaceuse est de mise pour maintenir la glace en bon état.
Un système de surfaceuse est de mise pour maintenir la glace en bon état. Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

Des Lions comblés

Près de lui, l’ancien du Lightning de Tampa Bay Pierre-Cédric Labrie, fort d’une expérience de 17 ans dans les rangs professionnels, n’en revenait pas. Celui qui est aujourd’hui entraîneur-chef et directeur des opérations hockey des Lions du Collège Champlain – St. Lawrence, n’a jamais rien vu de tel.

«Ce qui est le plus drôle, c’est quand j’ai dit à mes joueurs qu’on ferait un petit tournoi sur la glace extérieure. Ils m’ont demandé si ce serait du deck hockey. Non, non, amenez vos patins, on saute sur la glace! Les gars ne comprenaient pas, ça n’avait aucun sens. Il n’y a rien qui peut égaler ça», a-t-il rigolé.

«Il y a une petite couche d’eau, mais la glace est tellement froide que la rondelle ne colle pas. Les gars ont du fun et ils suent sur une patinoire, dehors, en plein été. Ça bat une journée de travail!»

Malgré une mince couche d’eau inévitable par une telle chaleur sur la glace, les joueurs ont apprécié l’expérience.
Malgré une mince couche d’eau inévitable par une telle chaleur sur la glace, les joueurs ont apprécié l’expérience. Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

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Les jeunes joueurs, après s’être changés au pavillon Guy-Lafleur juste en face, parcouraient le chemin jusqu’à la glace en plein soleil, équipement sur le dos, tel un chemin de croix jusqu’à la terre promise.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait chaud sous un équipement de gardien de but, lorsqu’il faut marcher sous le soleil, du pavillon Guy-Lafleur jusqu’à la glace réfrigérée.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait chaud sous un équipement de gardien de but, lorsqu’il faut marcher sous le soleil, du pavillon Guy-Lafleur jusqu’à la glace réfrigérée. PHOTO STÉPHANE CADORETTE

Sur le banc, après avoir patiné un moment, plusieurs passaient volontiers en mode «bedaine».

De retour sur le banc après un moment sur la glace, plusieurs joueurs n’ont eu d’autre choix que de se dévêtir, question de s’aérer un brin le corps et l’esprit.
De retour sur le banc après un moment sur la glace, plusieurs joueurs n’ont eu d’autre choix que de se dévêtir, question de s’aérer un brin le corps et l’esprit. Photo Agence QMI, Marcel Tremblay

«Quand on m’a expliqué qu’on allait jouer, je me suis dit que c’était peu probable que ça marche dehors. On a tous été surpris, mais c’est vraiment cool», a réagi le gardien de but Louis Villeneuve, dont les jambières devaient bien donner l’impression de peser trois ou quatre tonnes, sous les tropiques.

Encore un signal à la LNH

En combinant cette expérience à la présence des joueurs professionnels qui enfileront des uniformes bleu et blanc aux couleurs des Nordiques pour le Pro-Am, Patrick Couture se dit convaincu qu’il s’agit encore d’un signal positif à la LNH. Même si pour plusieurs, le rêve s’est estompé.

«On a le droit d’y croire. Dans le sport, quand tu abandonnes, c’est là que tu perds vraiment. On peut encore faire rayonner notre ville. Il y a énormément de passionnés de hockey à Québec et cet événement va le prouver encore une fois», a-t-il plaidé.

Au moment d’écrire ces lignes, 6900 billets avaient trouvé preneurs pour le Pro-Am.

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