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Victoire amère pour les Carabins qui voient le Rouge et Or conserver l'avantage du terrain en prévision des éliminatoires

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Agence QMI et Richard Boutin

2024-10-12T13:41:55Z
2024-10-12T21:50:28Z

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Dans une fin de match complètement folle, rarement une victoire n’aura eu un goût aussi amer et une défaite aura été aussi appréciée. Le scénario final avait des allures de jamais vu pour tout le monde.

Malgré une victoire de 32-31 en prolongation devant le Rouge et Or de l’Université Laval (5-1) dans un CEPSUM rempli au bouchon, samedi, les Carabins de l’Université de Montréal (6-1) devront espérer un coup de main de McGill ou de Sherbrooke pour terminer au premier rang du RSEQ et vaincre Concordia.

Après une victoire de 23-22 lors du premier match de la saison entre les deux grands rivaux le 7 septembre au PEPS, le Rouge et Or s’assurait du championnat en gagnant, mais conservait aussi le bris d'égalité dans l’éventualité d’une défaite par un point. La présentation de la Coupe Dunsmore à domicile représente un avantage important.

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

C’est pour cette raison que le Rouge et Or a joué pour la victoire en prolongation en tentant un converti de deux points avec un pointage de 32-31 au lieu d’y aller pour un point pour créer l’égalité. Laval était certain d’être gagnant au final peu importe si la tentative réussissait ou pas.

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Les points accordés font la différence

Avec une victoire de chaque côté, le deuxième critère pour séparer les deux équipes est le nombre de points accordés. Avec deux parties au calendrier, le Rouge et Or a accordé 39 points de moins que les Bleus. Actuellement en 2e place, mais avec une partie en mains, la troupe de Glen Constantin doit remporter ses deux dernières rencontres et ne pas accorder une avalanche de points.

Le coach des Bleus en colère

Marco Iadeluca était en furie après le match. S’il a donné ses impressions sur la rencontre, il n’a pas voulu nous expliquer l’objet de sa colère. Ce n’est possiblement pas la seule raison, mais une pénalité pour rudesse en prolongation décernée à Louis-Philippe Gauthier sur une passe incomplète à Guillaume Cauchon qui donnait un premier essai à la ligne de 9 au Rouge et Or est sûrement l’une d’elles. Sans pénalité, Laval se serait retrouvé dans une situation de 3e essai à 10 à la ligne de 25.

«Je ne parle pas de la fin du match, a débité l’entraîneur-chef des Carabins. Malgré la victoire, on ne peut pas être content de la façon dont la rencontre s’est terminée. On n’a pas joué pendant trois minutes à la fin de la première demie sinon on n’aurait pas eu de rencontre. On nous a manqué de respect pendant toute la semaine et nous avons prouvé ce que nous sommes capables quand on joue à notre plein potentiel. Jonathan (Sénécal) a prouvé qu’il était le meilleur joueur au pays. Sur le botté bloqué, Laval a fait un beau jeu et on a raté une assignation.»

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En retard 7-0, le Rouge et Or a marqué 16 points sans réplique dans les 65 dernières secondes de la première demie pour retraite au vestiaire avec une priorité de neuf points. Après un touché de Cauchon sur une série offensive qui a franchi 109 verges, Benjamin Nadon a bloqué un dégagement et Maxime Saucier-Lafond a récupéré l’objet pour filer sur 27 verges jusque dans la zone des buts.

«Je n'ai aucun regret»

Avant d’y aller pour deux points en prolongation, Constantin a joué d’audace en demandant à Émile Choquet de tenter un placement de 42 verges sur le dernier jeu du temps régulier. La victoire appartenait aux Rouges si Choquet plaçait entre les deux poteaux et freinait la séquence de défaites dans l'antre des Bleus à six.

Le botteur de 2e année a raté son coup et les Carabins ont concédé un simple pour ramener les deux équipes à la case départ avec un score de 25-25.

«Je n’ai aucun regret, a affirmé le pilote lavallois. Je referais exactement la même chose. On n’est pas venu ici en pensant au bris d’égalité, mais pour gagner un match de football. On voulait être le loup et non le mouton. C’est cette mentalité qui nous animé toute la semaine.»

«Les joueurs ont été agressifs et il fallait que les entraîneurs soient agressifs aussi dans leurs décisions, de poursuivre Constantin. On doit maintenant gagner nos deux dernières parties et s’assurer de ne pas donner trop de points.»

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