Tous les résultats
Publicité

Christian Mbilli: a star is born

En un combat, Christian Mbilli s’est installé dans le cœur des Québécois.
En un combat, Christian Mbilli s’est installé dans le cœur des Québécois. Photo fournie par Vincent Éthier, EOTTM
Photo portrait de Réjean Tremblay

Réjean Tremblay

2023-03-25T04:00:00Z

Partager

« Star is Born ». Prenez la version que vous voulez. Avec Lady Gaga, avec Barbra Streisand, avec Judy Garland ou avec Manda Parent, ce sont les mots qui roulaient dans ma tête en quittant le Casino après minuit. 

J’avais vu naître une étoile. J’avais vu des centaines de spectateurs tomber en amour même si c’est un anglicisme avec Christian Mbilli.

Hier vers minuit et demi, quand Camille Estephan a quitté à son tour le Casino, il savait que quelque chose d’important et de gros venait de se passer pour Eye of The Tiger Management. Une star venait de naître. En un combat, Christian Mbilli s’est installé dans le cœur des Québécois. 

Sans parler des Américains qui ont suivi le combat à ESPN+ et aux fans de boxe de 40 pays qui pouvaient suivre la furieuse et intense bagarre entre Carlos Gongora et Mbilli. 

Alberto Leon, le vice-président principal de la WBC, était tourné vers Mbilli et son groupe qui posaient au centre du ring, et murmurait : « Il va falloir régler le problème causé par Canelo Alvarez et permettre à ce boxeur de se battre pour un titre. » Le problème, c’est que Canelo contrôle les quatre fédérations de boxe internationales et qu’il est leur vache à lait. Autrement dit, avec le cash de son promoteur Eddie Hearns, il fait ce qu’il veut puisque les fédérations tirent leurs revenus des sanctions des grands combats.

Publicité

Ce fut le combat de l’année. En fait, hier avec Mathieu Boulay, on cherchait un meilleur combat dans les dix dernières années passées à couvrir la boxe. 

Peut-être David Lemieux contre NDam quand Lemieux avait envoyé NDam quatre fois au plancher. Mais c’était moins intense et moins dramatique que jeudi au Casino.

PLUS DE COMBAT À SENS UNIQUE

Marc Ramsay était fatigué hier. Et fort lucide. Il a été impressionné par le courage et la résistance de Mbilli. Mais dans un monde idéal, il aurait préféré qu’il n’ait pas à traverser un round aussi éprouvant que le huitième.

« Mais il faut être conscient qu’au niveau où nous sommes rendus, il n’y a plus de combat à sens unique. Ce sont des échanges. On frappe et on se fait frapper parce qu’il est impossible de frapper pour 1000. Mais on a appris, on va travailler sur certains points, Christian va se reposer et il va encore s’améliorer », de dire Ramsay.

MAMAN N’A PAS VU LE 8E ROUND

Christian Mbilli se reposait hier. Non sans avoir accordé un long interview à un journaliste de l’Équipe, le grand quotidien français et retourné quelques appels.

« Je suis content. Mais je me suis sorti de l’impasse au huitième en échangeant des coups. Avec l’expérience, je saurai mieux gérer ces moments pour récupérer. Mais heureusement, ma maman était en Afrique et le streaming n’est pas très bon là-bas. L’internet n’est pas toujours fiable. La diffusion du combat a été coupée après le cinquième round et ma maman n’a pas eu à s’inquiéter quand j’ai été dans la tempête », de raconter MBilli en riant.

Publicité

Après sa victoire, il a discuté un coup avec Marc Ramsay qui, on l’oublie, est également le patron boxe chez EOTTM.

« Marc ne prévoit pas de combat avant septembre ou octobre. Il veut que je récupère. Je vais partir dans le Sud en vacances, peut-être au Mexique, mais tout en entretenant ma condition physique. Pas d’entraînement en salle, mais du cardio », dit Mbilli.

Fait que ça se pourrait que vous voyiez passer un jogger au corps sculpté sur une plage de Cancun ou Puerto Plata, prenez une petite photo pour vos réseaux sociaux.

Ça risque d’être partagé bientôt sur toute la planète.

LA BASE POUR SIMON KEAN

Simon Kean a un nouvel entraîneur. Et cette fois, il l’a écouté. Encore un peu trop stressé, mais on ne refera pas Simon, il a tapé un gros jab pesant dans la face d’Eric Molina toute la soirée.

Il a mangé deux bonnes claques de la droite et a rassuré tous ceux qui craignaient qu’il ne se soit pas remis de la commotion subie contre Dillon Carman et a allongé son adversaire avec une droite puissante et forte pour mettre fin au combat. 

Kean et Camille Estephan ont une entente avec Top Rank pour les États-Unis et on devrait retrouver le Grizzly quelque part aux USA au début de l’automne.

C’est bien mérité. Et Frédérique est bien contente.  

Le boxeur de réserve 

Mais que faisait donc Jose de Jesus Macias dans le ringside du Casino à écœurer Erik Bazinyan ?

Jose de Jesus Macias était payé par Camille Estephan pour être un boxeur de réserve au cas où Carlos Gongora aurait éprouvé des problèmes avec son visa.

On ne niaise pas chez EOTTM. 

Ce Jose de Jesus Macias, on le connaît trop bien au Québec. C’est lui qui a passé le knock-out à Steven Butler au Mexique pendant la pandémie.

Un combat contre Bazinyan ?

Au Casino, pendant un moment tranquille, trois minutes un peu avant dix heures, Macias a commencé à jouer les jars avec Bazinyan qui, fidèle à ses habitudes, était bien tranquille à sa place. Erik est bien élevé et ne sacre pas, mais il lui a lancé une tirade qu’on peut résumer par « dékalisse ! ».

Finalement, Macias est allé voir Camille Estephan et lui a dit qu’il voulait prendre Bazinyan n’importe quand, n’importe où. 

Ne manquait qu’Eddy Creatchman dans le coin...

Mais ce combat pourrait peut-être arriver...

Publicité
Publicité