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À la date limite des transactions, David Savard a vécu une petite frousse

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-03-09T17:06:02Z

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Même si la direction avait été plutôt claire dans ses intentions de garder David Savard, le défenseur du Canadien a poussé un soupir de soulagement à la clôture du marché des transactions.

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Ce qui ne l’a pas empêché de vivre une certaine frousse sur le coup de 15h.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«J’avais allumé la sonnerie de mon téléphone au cas où. J’ai fait le saut quand mon père m’a appelé à trois heures. Il ne s’attendait pas à ce que ce soit si grave. Disons que moi, je pensais que c’était autre chose.»

Autre chose, comme Kent Hughes qui l’appelait pour lui annoncer qu’il devait faire ses valises.

«Tu ne sais jamais. Les choses peuvent changer vite à la dernière minute. Je suis content d’être ici ce matin et d’y être jusqu’à la fin de la saison et de demeurer près de ma famille.»

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«On verra si ce sera encore le cas cet été», a-t-il poursuivi.

Construire sur du solide

Savard sera toujours heureux de porter l’uniforme du Canadien. Il ne faut pas s’y méprendre. Le «on verra» concerne plutôt la décision que prendra la direction de l’équipe à son endroit, au moment où il amorcera la dernière saison de son entente de quatre ans.

«Je veux rester ici jusqu’à la fin de mon contrat. Mon objectif, c’est de construire quelque chose avec ce groupe de joueurs là. On est encore jeunes, mais on s’en va dans la bonne direction. On est en train de construire quelque chose de très solide.»

Si ce n’était que de Martin St-Louis, la cause de Savard serait déjà entendue et il demeurerait dans sa formation le plus longtemps possible.

«Une présence comme la sienne aide nos jeunes joueurs, ça calme le groupe, a plaidé l’entraîneur-chef du Canadien. Ces joueurs-là ne poussent pas dans les arbres. Il y en a de moins en moins dans une jeune ligue comme la nôtre.»

Moins de jonglerie pour St-Louis

La poussière est donc retombée sur la date limite des transactions et l’incertitude qui l’accompagne chaque année. Chez le Canadien, ça signifie une idée plus claire de l’avenir à court terme. À commencer par la situation des gardiens.

«Je pense que les deux gardiens pourront avoir plus de rythme, surtout [Cayden] Primeau, a indiqué St-Louis après l’entraînement matinal. Comme entraîneur, je n’aurai plus trop à jongler.»

Gérer un horaire à deux gardiens n’est pas toujours évident. On peut donc imaginer la complexité d’un ménage à trois, considérant que l’un d’entre eux doit systématiquement prendre place sur la passerelle à chaque match.

«Au début, [la gestion] c’était compliqué. Par la suite, avec le rendement de Sam [Montembeault], on avait une meilleure idée. On regardait le calendrier une semaine à la fois et on dressait un plan pour savoir qui allait jouer, a raconté l’entraîneur-chef du Canadien. Ce n’était pas quelque chose qui me donnait des maux de tête. Les trois gardiens étaient très professionnels. Ils comprenaient la situation.»

Ce professionnalisme, Allen l’a démontré du début à la fin. Vétéran du trio, il s’est assuré d’avoir un ascendant positif sur ses deux coéquipiers.

«Ce n’était pas un scénario facile, mais il les a aidés tous les jours, a souligné St-Louis. Il a eu un gros impact sur Montembeault. Il a passé beaucoup de temps avec lui.»

«C’est difficile de voir un gars comme lui partir, mais l’impact sur nos jeunes joueurs n’est pas gâché parce qu’il n’est plus là», a-t-il ajouté.

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