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À Jacob Perreault de saisir sa chance

Photo portrait de Félix Séguin, TVA Sports

Félix Séguin, TVA Sports

2024-03-09T19:38:11Z

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« Il avait besoin d’un changement d’air », a affirmé Yanic Perreault lorsque son fils Jacob a été échangé des Ducks d’Anaheim aux Canadiens, jeudi dernier.

Depuis qu’il a été le choix de premier tour des Ducks (27e au total), le jeune Perreault s’est un peu perdu sur la glace lors de ses quatre premières saisons chez les professionnels.

Pourtant, lors de son année de repêchage, Perreault avait démontré des qualités indéniables qui faisaient de lui un espoir de première ronde.

Je suis retourné dans mes notes, que je conserve toujours, sur les espoirs de la LNH lors de leur année de repêchage.

Voici ce que j’avais sur Perreault en 2020.

Premièrement, il était reconnu comme un joueur offensif. C’était un marqueur, notamment grâce à son tir redoutable. Il avait marqué 30 buts (en 63 matchs) à l’âge de 16 ans avec le Sting de Sarnia dans la Ligue de l’Ontario. Et lors de son année de repêchage, il en a inscrit 39 (en 57 parties).

Après ses qualités offensives, Jacob Perreault retenait l’attention des recruteurs pour sa rapidité. Il avait notamment été parmi les plus rapides lors des tests du Défi des meilleurs espoirs de la LNH.

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Ensuite, les recruteurs aimaient son sens du jeu, sa créativité, ses mains et sa capacité de fabriquer des jeux. À l’opposé, son manque de constance était la facette de son jeu qu’il devait améliorer.

Depuis son arrivée chez les professionnels, Perreault n’a jamais été en mesure de s’affirmer comme un joueur offensif.

Maintenant dans l’organisation des Canadiens, Jacob Perreault devra répondre à deux questions. Peut-il développer son jeu offensif ? Ou doit-il ajuster son jeu pour devenir un joueur avec un rôle obscur (responsable défensivement, succès sur les mises en jeu, etc.) ?

Grandir en côtoyant les Crosby, Bergeron, Toews et Kane

Jacob avait six ans lorsque son père Yanic a pris sa retraite en 2008. Cette année-là, le paternel évoluait avec les Blackhawks de Chicago. Jacob a alors pu passer du temps avec l’équipe et ce fut le cas avec les jeunes Patrick Kane et Jonathan Toews qui en étaient à leur saison recrue dans la LNH.

Jacob est né à Montréal lorsque son père a évolué pour les Canadiens. Il a pu jouer une partie de son hockey mineur à Magog avant d’aller à Chicago.

L’été, son père Yanic organisait toujours un tournoi estival à Magog, appelé « Le tournoi À bout de souffle ». Plusieurs joueurs de la LNH y allaient et ce fut notamment le cas de Sidney Crosby et Patrice Bergeron. C’est à ce moment que Jacob les a rencontrés.

Bref, grâce à son père, Jacob a grandi en côtoyant quelques-unes des plus grandes vedettes de la LNH.

Maintenant, c’est à Jacob de s’inspirer des plus grands qu’il a côtoyés et de passer à l’étape suivante de sa carrière.

À 21 ans (bientôt 22), Jacob Perreault obtient une deuxième chance. À lui de la saisir.

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