A.J. Ouellette fait peur et les Alouettes risquent de perdre encore

Marc Calixte
Partager
Je suis de nature plutôt positive, mais je doute que les Alouettes peuvent vraiment réaliser l’exploit d’aller battre les Roughriders, en Saskatchewan, ce samedi. Il y a un joueur adverse qui me porte à croire que ce sera très difficile : A.J. Ouellette.
• À lire aussi: Danny Maciocia «encore très confiant» pour les Alouettes
• À lire aussi: Davis Alexander ne reviendra pas face aux Roughriders
Selon moi, Ouellette est le cœur de l’offensive des Roughriders et il vient expliquer en partie pourquoi les Roughriders ont une fiche de 10-2 depuis le début de la saison.
Les statistiques de ce porteur de ballon américain sont bonnes, mais elles ne sont pas non plus extraordinaires. Par contre, Ouellette fait souvent des courses inspirantes. Il lui suffit de courir quelques verges supplémentaires en traînant quelques gars sur son dos pour alimenter le spectacle. Il allume ainsi ses coéquipiers, mais également, lors des matchs des Roughriders à domicile, les fiers partisans de la Saskatchewan.
D’ailleurs, après Montréal, c’est en Saskatchewan où c’est le plus embêtant, selon moi, pour le club visiteur. Les amateurs sont bruyants et savent déranger l’attaque adverse.
Du calme, les colosses!
Pour réussir à contrer Ouellette, il y a la ligne défensive des Alouettes qui devra jouer différemment. Lors de la défaite de 26 à 9 face aux Tiger-Cats de Hamilton, le week-end dernier au stade Percival-Molson, ces colosses des Alouettes ont été particulièrement agressifs. Ce n’est habituellement pas une mauvaise chose au football, mais parfois, quand tu veux trop, ça peut te faire mal. C’est ce qui est arrivé contre les Ti-Cats et Greg Bell en a profité pour récolter 156 verges de gains au sol.
Si j’ai l’impression que les Alouettes pourraient subir une sixième défaite consécutive, je persiste à croire que la troupe de l’entraîneur-chef Jason Maas résistera par la suite et sera en mesure d’atteindre les éliminatoires.
Motivation à l’interne
Je devine fort bien qu’une panique pourrait s’installer, à l’externe, si l’équipe perd ce samedi en Saskatchewan. La bonne nouvelle, c’est que la motivation des joueurs des Alouettes n’est pas influencée par les éléments extérieurs, mais elle vient plutôt de l’interne, c’est-à-dire en provenance de chacun des joueurs et de la chimie présente dans le vestiaire. Chaque joueur, chaque entraîneur persiste et continue à travailler. Rares sont les équipes qui subissent cinq ou six défaites de suite sans qu’il y ait un peu de tension sur les lignes de côté durant les matchs ou encore pendant les entraînements. Chez les Alouettes, on sent encore une cohésion et un esprit de corps entre les différents membres de l’équipe.
Le quart-arrière Davis Alexander, toujours blessé pour le rendez-vous face aux Tiger-Cats samedi dernier, a bien failli se pogner avec un autre joueur sur les lignes de côté, mais c’était avec le receveur de passes adverse Kenny Lawler. En vertu de son intensité, l’éventuel retour d’Alexander, qui n'aura malheureusement pas lieu en Saskatchewan, fera du bien. Il ne sera toutefois pas le sauveur à lui seul. Pendant qu’Alexander est blessé, les autres équipes continuent à jouer, améliorant leur exécution et leur synchronisme. Les Alouettes devront combler ce retard, mais je demeure optimiste.
- Propos recueillis par Benoît Rioux