À 6 pi 5 po et 258 livres, un quart-arrière changera de position pour espérer atteindre la LCF


Richard Boutin
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EDMONTON | Quart-arrière depuis ses débuts au football il y a une douzaine d’années, Jérôme Rancourt a vécu une adaptation à la vitesse grand V dans la capitale albertaine.
Le quart-arrière des Mustangs de Western a été utilisé comme centre-arrière et ailier rapproché. À 6 pi 5 po et 258 livres, Rancourt possède le gabarit de l’emploi. « Je me suis préparé cet hiver à Western pour cette nouvelle position, mais ça fait beaucoup de changement en peu de temps, a-t-il souligné. C’est une période d’adaptation. Je me suis préparé au travers de mes six cours de génie civil. »
Rancourt convient que c’est un bon défi. « C’est du stock, a-t-il imagé, surtout contre les meilleurs joueurs au Canada. La principale adaptation est sur le plan technique. Les entraîneurs m’ont donné des trucs. J’ai passé l’hiver à travailler mes blocs. Je dois effectuer mes pas plus rapidement et sortir de ma ligne. »
Contrairement à d’autres quarts-arrières, Rancourt a rapidement compris qu’il ne pourrait pas poursuivre comme pivot s’il souhaitait évoluer dans les rangs professionnels.
« C’est difficile pour les Canadiens de jouer comme quart-arrière dans la LCF, a-t-il indiqué. Avec mon gabarit, ça fait plus de sens de jouer comme centre-arrière et de faire les faufilades, une facette où j’excelle et que je peux transférer chez les pros. »
Lors des tests physiques, le produit du CNDF a montré qu’il peut bouger. Il a réalisé un chrono de 4,80 s au sprint de 40 verges. C’est rapide pour un gaillard de près de 260 livres.
« Je suis vraiment content, a-t-il précisé. C’est important de montrer que je suis versatile. »
Une dernière année à Western ?
Si jamais il est repêché et qu’il perce l’alignement d’une équipe, Rancourt aura une grosse décision à prendre. « Je me retrouve dans la même position qu’il y a six ans, a-t-il expliqué. J’ai la chance d’être partant si je retourne à Western. En 2020, j’ai vécu la même chose au CNDF, et la saison a été malheureusement annulée en raison de la COVID-19. Je ne veux pas rater ma chance une autre fois. La Coupe Vanier a lieu à Québec et il s’agit d’une motivation supplémentaire. »
« Si je retourne à Western pour une cinquième année comme le souhaite notre nouvel entraîneur-chef Michael Faulds, je vais jouer comme quart-arrière, d’ajouter Rancourt. J’ai prévenu les équipes qui m’ont rencontré. Je serai all in pour ma nouvelle position l’hiver prochain. »
Rancourt a été rencontré par Edmonton, Montréal, Toronto, Ottawa, Hamilton et Winnipeg. « Parce que je vais graduer en génie civil en avril, les équipes se demandent si je vais jouer une saison chez les pros et me consacrer à mon emploi d’ingénieur par la suite, a-t-il raconté. Si tu arrêtes le football, tu ne peux pas revenir, contrairement à l’ingénierie. L’idéal serait de travailler comme ingénieur l’hiver et de retourner au football en mai. »