À 35 ans, Marilou revoit ses priorités et se confie sur son besoin de ralentir
Marie-Ève Leclerc
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Depuis près de deux ans, Marilou est l’ambassadrice des produits Montellier, une entreprise avec laquelle elle collabore depuis longtemps. Elle évoque les nouveaux mocktails sur le marché, ce partenariat précieux, ainsi que la croissance de Trois fois par jour et son désir de ralentir professionnellement.
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L’entreprise d’eau de source naturelle gazéifiée Montellier lance une nouvelle gamme de mocktails, dont Marilou, ambassadrice de la marque, en est la fière porte-parole. Pour la chanteuse et femme d’affaires, ce partenariat s’est imposé naturellement. « Ça fait presque dix ans que je collabore avec Montellier, dont deux comme ambassadrice. Parallèlement, il y a mon histoire personnelle : j’ai arrêté de boire de l’alcool il y a un peu plus de 11 ans. Quand on m’a parlé d’une gamme de mocktails en développement, ça allait de soi pour moi d’en devenir la voix. »
À l’époque de sa décision, c’était très catégorisé : les gens qui boivent versus ceux qui ne boivent pas. Aujourd’hui, elle constate une évolution. « Plusieurs souhaitent revoir ou réduire leur consommation d’alcool. Ce qui compte, c’est la liberté de choisir. Montellier l’a bien compris en proposant à son lancement à la fois des options alcoolisées et non alcoolisées. Tout le monde y trouvait son compte. »
Marilou affirme être en paix avec ce choix. « Personnellement, je suis fière que mes filles sachent que je suis toujours en état, malgré la fatigue et les défis du quotidien. »
Concilier le travail et la famille
Du côté du développement de cette nouvelle gamme de mocktails, Marilou a pris plaisir à la développer avec l’entreprise. « Ce qui est le fun, c’est tout le travail derrière. Ça fait deux ans qu’on teste des saveurs, mois après mois, avec toute la famille — parce que Montellier, c’est une entreprise familiale. On s’envoyait des échantillons, on goûtait, on ajustait. C’était un beau et long processus de création. » Finalement, les mocktails aux saveurs de Mojito, Pina colada ainsi que Grenade et hibiscus sont nés et plaisent à Marilou. « Ils sont vraiment rafraîchissants, avec seulement 7 g de sucre et 30 calories par canette. C’est top pour le goût. »
Elle ajoute également que ce projet a été mené de front par des mères de famille. « Ce qui m’a marquée, c’est de recevoir des maquettes à 23 h, une fois les enfants couchés, après notre job de mère. On échangeait sur les visuels, les couleurs, les canettes. Tout s’est fait autour de nos vies familiales et de nos projets existants. »
Des liens précieux
Au fil de ses collaborations avec Montellier, Marilou a tissé des liens avec les membres de cette entreprise familiale, dont Émilie Coulombe, vice-présidente exécutive. « C’est un beau lien de confiance. Je fais rarement des collaborations pour une seule chose : j’aime bâtir des relations. Au début, je travaillais avec l’équipe d’Émilie, puis c’est devenu des textos, des appels, des confidences. On se fait une mise à jour de nos vies quand on se voit. »
L’ambassadrice évoque également une période un peu plus difficile l’an dernier, durant laquelle remplir ses engagements professionnels représentait un défi plus important. L’ouverture d’Émilie et de son équipe a été une grosse addition dans cette relation de confiance. « Quand il faut partager de la joie et des moments du quotidien alors qu’on ne va pas bien, ce n’est pas évident. Émilie m’a tout de suite dit de prendre le temps nécessaire. Que la priorité était que je me sente bien. C’est rare les partenariats d’affaires où il y a ce lien humain. C’est précieux. Je leur en serai toujours reconnaissante. Je crois que ça peut être une belle leçon pour d’autres entreprises. »
Toujours en croissance
Marilou a créé Trois fois par jour en 2013. Treize ans plus tard, la croissance de son entreprise ne cesse d’augmenter. « On poursuit sur notre lancée. L’an dernier, on a connu notre plus forte année de croissance, et ce, dans un contexte économique assez difficile. On franchira bientôt le cap des 400 000 commandes en ligne de produits québécois — c’est énorme. »
La femme d’affaires souhaite s’inscrire dans cette continuité en ce qui a trait aux projets. « Contre toute attente, nos statistiques, notamment pour les vidéos de recettes, sont en forte hausse. Plutôt que de m’éparpiller dans plusieurs projets, j’ai envie de me concentrer sur notre plateforme. Un million de visiteurs uniques par mois fréquentent notre site ; je veux donc continuer à nourrir cette communauté avec du contenu de qualité », mentionne celle qui se dit aujourd’hui plus sage en affaires. « Je pense que le plus difficile en entrepreneuriat, quand on essaie d’être une personne consciente, c’est de reconnaître ses erreurs. Aujourd’hui, je suis plus humble, plus sage. J’ai parfois de la difficulté à voir ce que je fais de bien, mais c’est peut-être justement cette volonté de m’améliorer que je fais de bien. »
Elle observe également un retour marqué vers une cuisine plus locale et maison. « Il y a aussi un enjeu de coût : les gens sortent moins. Je me trouve vraiment chanceuse, parce que mes projets répondent à deux besoins importants : consommer local et se nourrir. J’essaie de proposer des recettes avec peu d’ingrédients, accessibles, abordables et rapides — c’est exactement ce que les gens recherchent. »
Ralentir la cadence
Marilou travaille depuis son plus jeune âge, ayant grandi sous l’œil du public dès l’âge de 11 ans. Aujourd’hui, ses ambitions évoluent, avec un désir de ralentir et de se poser davantage. « Je n’ai plus les mêmes ambitions qu’avant. Autrefois, j’avais mille projets ; aujourd’hui, à 35 ans, j’ai envie de ralentir. J’ai commencé très jeune — à 12 ans, j’étais déjà sur des plateaux — et on dirait que je me sens en préretraite. (rires) Je ne me sens plus mal de dire non à des opportunités. Je veux sortir de cette logique de croissance absolue et mieux faire ce que je fais déjà. Je crois que je m’assagis sur le plan professionnel. »
Elle souhaite désormais prendre le temps de bien faire les choses. « Nous avons de magnifiques projets en cours. Avant, j’enchaînais les tournages, les documentaires, les entrevues... Aujourd’hui, je fais le tri pour mener une vie plus saine et équilibrée. J’écris aussi beaucoup. J’ai plusieurs petits projets, mais sans pression ni échéancier : ils verront le jour quand ils seront prêts. »
Quant à la nature de ses projets d’écriture, elle préfère rester discrète. « Ça pourrait être plein de choses, mais je préfère garder ça pour moi pour l’instant. Je ne veux pas me mettre de pression, au cas où certains projets ne verraient jamais le jour. Mais ça nourrit mon quotidien. » Même approche du côté de la musique, dont l’écriture fait partie.
Préserver sa vie privée
Maman de Jeanne et Rose, Marilou assure que ses enfants vont très bien, tout en choisissant de rester discrète sur cet aspect de sa vie. « Je suis très heureuse de protéger cette partie de ma vie. S’il y a une chose que je peux dire, c’est que, ces dernières années, on a vu que de nombreuses femmes sont victimes de harcèlement sur les réseaux sociaux. Je parle de façon générale, mais je suis vraiment heureuse de promouvoir le fait de ne pas exposer mes enfants sur ces plateformes et de respecter leur intimité. Je préfère ne pas m’étendre davantage sur ma vie personnelle, mais elle va très bien. Je suis dans une belle période — c’est tout ce que je peux dire. »
Enfin, en ce qui concerne les produits Montellier, Marilou invite le public à rester à l’affût : de nouveaux produits seront lancés le mois prochain.