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À 17 ans, ce Québécois a frappé un circuit digne des ligues majeures

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-09-19T16:38:19Z

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TORONTO – Le Montréalais Mathis Duranleau se souviendra longtemps de son passage au Rogers Centre de Toronto, dans le cadre du Canadian Futures Showcase, puisqu’il a eu le bonheur de frapper un circuit durant cet événement rassemblant 150 des meilleurs espoirs du baseball au Canada. 

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Duranleau, qui a célébré son 17e anniversaire de naissance en juin dernier, a ainsi fait écarquiller les yeux des recruteurs présents, mercredi, en expédiant une balle de l’autre côté de la clôture du champ gauche. Il aidait ainsi l’équipe des Rouges à l’emporter 11 à 5 contre l’équipe des Marines.

«J’étais vraiment content parce que de frapper une bombe ici, ça n’arrive pas à tout le monde», a souligné l’adolescent originaire du quartier Ahuntsic, qui évolue avec l’élite québécoise au sein de l’Académie de baseball du Canada (ABC). «C’était un sentiment incroyable d’avoir réussi à accomplir ça au Rogers Centre pendant cet événement-là, devant plusieurs recruteurs.»

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«Je savais que j’avais bien frappé la balle, sans immédiatement savoir que c’était un circuit, a décrit Duranleau. Après la réaction des autres joueurs au banc et le bruit que ç’a fait, j’ai vu la balle atterrir dans l’enclos des releveurs.»

Une claque de 358 pieds

Quand il s’est présenté au bâton, le jeune Duranleau souhaitait pourtant simplement mettre la balle en jeu pour permettre à un coureur, qui était au troisième coussin, de marquer un point pour leur équipe. Puisque tout est calculé pour satisfaire les recruteurs en provenance du baseball majeur et des collèges américains, on sait que la frappe a parcouru 358 pieds tandis que la vitesse de sortie de la balle à partir du bâton, communément appelée exit velocity, a été de 99 milles à l’heure.

Le Québécois Mathis Duranleau, âgé de 17 ans, prend la pose sur le terrain du Rogers Centre, à Toronto, dans le cadre du Canadian Futures Showcase, le vendredi 19 septembre 2025.
Le Québécois Mathis Duranleau, âgé de 17 ans, prend la pose sur le terrain du Rogers Centre, à Toronto, dans le cadre du Canadian Futures Showcase, le vendredi 19 septembre 2025. Photo Benoît Rioux

«Ça permet de croire que je suis peut-être à une étape de plus d’atteindre mes objectifs, a mentionné Duranleau, en toute humilité. Ça te donne une idée de ce que tu pourrais vivre plus tard, mais en même temps, tu vois qu’il y a aussi plusieurs autres très bons joueurs au Canada. Ça donne aussi le goût et la motivation de forcer pour me rendre plus loin. Si jamais le baseball pouvait devenir mon travail un jour, ce serait incroyable.»

Les conseils de Kevin Pillar 

Pour le moment, Duranleau en était à sa première participation au Canadian Futures Showcase, qui avait lieu de lundi à vendredi, à Toronto. Il en ressort grandi.

«D’avoir l’opportunité de jouer sur ce terrain-là avec tellement d’autres bons joueurs, c’était une superbe semaine à vivre, a-t-il résumé. Dès la première journée, on a eu la visite de l’ancien joueur des Blue Jays Kevin Pillar et il nous donnait des conseils comme voltigeur, c’était vraiment bien.»

En plus d’être un puissant frappeur, l’athlète de 6 pi 2 po lance de la gauche. Il ne croit toutefois pas que son avenir soit au monticule.

«Je ne me concentre pas nécessairement sur le rôle de lanceur en ce moment, même si je lance un peu dans la Ligue de baseball junior élite du Québec, a noté celui qui porte les couleurs des Orioles de Montréal. Même si je suis gaucher, je pense demeurer voltigeur, c’est à cette position où je me sens bien, mais je pourrais aussi jouer au premier but.»

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