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82 M$ en argent public par match pour la Coupe du monde au Canada, selon une étude

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Photo portrait de Raphaël Pirro

Raphaël Pirro

2026-05-20T14:27:01Z

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OTTAWA | Rénovations de stades, terrains d’entraînement conformes, sécurité : les treize matchs de la Coupe du monde de la FIFA présentés à Toronto et à Vancouver en juin et juillet devraient coûter quelque 82 M$ en fonds publics chacun.

La facture totale devrait atteindre le 1,066 milliard $, dont près de la moitié (473 M$) proviendra des poches du fédéral, le reste étant épongé par l’Ontario, la Colombie-Britannique et leurs métropoles respectives.

« Il est toutefois possible que ces estimations soient appelées à changer à la suite d’annonces budgétaires futures », avertit le directeur parlementaire du budget (DPB) dans une note publiée mercredi.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission d’Isabelle Maréchal, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Le Canada est l’un des coorganisateurs de cette Coupe du monde de la FIFA avec le Mexique et les États-Unis, où se déroulera l’essentiel des 104 parties.

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L’organisation, dont le siège social est à Zurich, en Suisse, prévoit d’engranger pas moins de 9 milliards $ US cette année seulement en revenus dans le monde entier, la plupart venant des droits de diffusion télévisuelle.

Les Québécois paient quand même

Comme les Québécois contribuent à environ 20 % du budget fédéral, leur apport à l’événement en sol canadien devrait dépasser les 90 M$.

Rappelons que la Ville de Montréal avait décidé de retirer sa candidature en juillet 2021, à cause des coûts trop élevés exigés pour adapter le Stade olympique aux exigences de la FIFA.

Le gouvernement de François Legault avait également refusé de financer le projet, après un appui initial du gouvernement de Philippe Couillard.

Au-delà des exigences en matière d’installations, la FIFA réclamait l’exclusivité du Stade olympique tout l’été et l’annulation d’événements emblématiques de la métropole, comme la Formule 1, les Francos et le Festival international de Jazz.

À elle seule, la sécurité entourant l’organisation de ces treize matchs devrait dépasser les 230 M$: la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sera impliquée, mais Ottawa haussera les budgets des autres forces de l’ordre sur le terrain, en plus d’ajouter des ressources aux frontières.

Des parties moins importantes

Pour la première fois de l’histoire, 48 pays participeront à la compétition internationale, jusqu’ici réservée à 32 équipes.

En parallèle, le nombre de matchs – et donc de revenus potentiels – a explosé, passant de 64 à 104.

Malgré tout, seuls sept matchs sont prévus pour la portion canadienne du tournoi à Vancouver et six à Toronto, dont le plus prestigieux sera un huitième de finale.

À partir des quarts de finale, l’ensemble des parties se jouera aux États-Unis. Le MetLife Stadium, à New York, sera le théâtre de la grande finale.

Dans une vidéo officielle du gouvernement, le secrétaire d’État aux Sports, l’ancien olympien Adam Van Koeverden, vante les éventuels « débouchés économiques » de cet événement mondial.

« D’un océan à l’autre, les Canadiens et [les] Canadiennes se rassembleront et célébreront avec fierté, créant ainsi des souvenirs et un legs qui perdureront longtemps après le coup de sifflet final », affirme celui qui se décrit aussi comme le « sherpa du Canada auprès de la FIFA ».

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