8 livres touchants sur la relation mère-enfant à lire ou offrir pour la fête des Mères
Megan Tanguay
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Découvrez 8 livres touchants qui explorent la relation mère-enfant dans toutes ses nuances.
Entre nouveautés marquantes et grands classiques, ces histoires plongent dans des liens à la fois forts, complexes et profondément humains. Ce sont des romans qui font réfléchir autant qu’ils émeuvent, parfaits à offrir pour la fête des Mères ou simplement pour célébrer ces relations uniques.
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1. La tresse, Laetitia Colombani
La tresse se lit comme un fil tendu entre l’Inde, l’Italie et le Canada avec une rare sensibilité. J’ai été touchée par la manière dont Colombani parle de courage, de transmission et de dignité, sans jamais tomber dans le pathos. Un roman lumineux, porté par une solidarité féminine qui reste longtemps en tête.
« Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté. Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école. Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée. Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade. Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité. »

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2. Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan
C’est un livre qu’on n’oublie pas facilement. Delphine de Vigan y explore l’histoire de sa mère avec une honnêteté désarmante, à la frontière du roman et du témoignage. J’ai été frappée par la délicatesse de l’écriture, par cette façon de dire l’indicible tout en questionnant la mémoire, la famille et les zones d’ombre. Une lecture bouleversante, mais incroyablement humaine.
« Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence. »

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3. La couleur des sentiments, Kathryn Stockett
La couleur des sentiments aborde des enjeux profonds : le racisme, la domination sociale, la force de la parole. J’ai adoré ses personnages féminins, imparfaits, courageux, souvent drôles malgré un contexte lourd. Un livre engagé qui se lit avec fluidité et qui fait réfléchir sans donner de leçons.
« Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine et s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Peu croiraient à leur amitié, moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins et, en grand secret, écrire une histoire bouleversante. »

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4. Fille-mère, Ingrid Falaise
Court, frontal, nécessaire. Ingrid Falaise raconte une maternité vécue à contre-courant, sans filtre ni idéalisation. J’ai apprécié la sincérité brute du récit, qui met des mots sur la culpabilité, la solitude et la résilience. Un livre qui bouscule les clichés et ouvre un espace de parole rare autour de la maternité.
« La fille dans le lit d’à côté gémit comme une vache qui met bas. C’est ce que nous sommes. Des truies, des vaches, des sales, des indignes. Je me suis juré qu’aucun son ne sortirait de ma bouche. Je ne leur donnerai pas le plaisir de m’entendre souffrir. C’est ce qu’ils veulent, qu’on souffre. Dans ce vaste dortoir, nous accouchons. Je suis une fille-mère. Je m’appelle Marie. Comme la Vierge. »
Montréal, 1960. À l’aube de la Révolution tranquille, Marie, 14 ans, découvre qu’un enfant grandit en elle. Elle est envoyée dans un couvent, loin de la honte, où l’on estime qu’elle doit payer pour sa faute. Dépossédée de son identité, on lui arrache son nom, sa dignité, puis son bébé. Elle passera le reste de sa vie à tenter de guérir de lui. »

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5. Ne t’inquiète pas pour moi, Alice Kuipers
Ce roman m’a surprise par sa forme : une succession de petits messages, presque anodins, qui prennent peu à peu une résonance poignante. En quelques mots, Alice Kuipers parvient à dire l’amour, l’absence et ce qu’on ne se dit pas assez souvent. Une lecture rapide, mais émotionnellement percutante.
« Une correspondance par Post-it sur le frigo entre une mère et sa fille. Chaque jour, elles se parlent par messages interposés, de la simple note jetée pour rappeler de ne pas oublier d’acheter le lait au message personnel et intime. Lorsque la mère tombe gravement malade, le temps presse, mais l’espoir demeure jusqu’à la fin. »

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6. Il est grand temps de rallumer les étoiles, Virginie Grimaldi
Avec Virginie Grimaldi, on sait qu’on va sourire... et peut-être pleurer un peu aussi. J’ai aimé ce road trip mère-filles, à la fois tendre et imparfait, qui parle de reconstruction, de liens familiaux et de secondes chances. Un roman réconfortant, qui fait du bien sans être naïf.
« Et si le bonheur se trouvait juste sous nos yeux ? Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée. À 17 ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour. Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin. »

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7. J’habiterai le vent, Elizabeth Baril-Lessard
J’habiterai le vent explore l’adolescence, le deuil et le désir de fuir, avec une écriture toute en nuances. J’en garde l’impression d’un livre délicat, introspectif, qui laisse beaucoup d’espace au silence et à l’émotion.
« Entre deux poussées pour faire naître sa fille Gigi, Ella apprend que son chum, Will, est parti. Pas parti au dépanneur ou acheter un toutou pour leur bébé. Non : parti pour de bon. C’est donc seule dans son appartement de Québec que, du haut de ses 19 ans, elle apprend à décoder les pleurs de son enfant tout en essayant d’étouffer les siens. Puis sa belle-famille l’invite à venir pour l’été dans leur maison au Lac-Saint-Jean. Auprès d’elle, Ella découvre ce que signifie « prendre soin » et se laisse inspirer par l’immensité et le mouvement du Lac afin de se définir pour la première fois de sa vie. Mais alors qu’Ella commence à bâtir un nid pour Gigi et elle-même, Will réapparaît brusquement... »

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8. La vie secrète d’une mère indigne, Fiona Neill
Derrière son titre provocateur se cache un roman intelligent et lucide sur la maternité moderne. J’ai aimé son humour grinçant et son regard sans complaisance sur la pression sociale qui pèse sur les mères. Une lecture aussi divertissante que pertinente, qui dédramatise sans minimiser.
« D’un côté, il y a ces mères exemplaires, celles qui préparent plusieurs gâteaux pour la kermesse de l’école, tiennent les stands de chamboule-tout, s’occupent de coudre les costumes du spectacle de fin d’année ; ces femmes toujours ponctuelles, pomponnées, et souriantes en prime ! Et puis de l’autre, il y a ces mamans débordées qui claquent la porte de chez elles en laissant les clés à l’intérieur, accompagnent leurs enfants à l’école en pyjama et oublient systématiquement leur goûter.... Lucy appartient définitivement à cette deuxième catégorie. Pour ce qui est de l’organisation, c’est une vraie calamité ! Mais si elle fait tout de travers, c’est toujours avec sincérité. Et malgré les loupés, elle se débrouille comme elle peut avec sa petite famille. Là où les choses se compliquent, c’est quand elle commence à lorgner un parent d’élève... super sexy, rencontré à la sortie des classes ! »
