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7 comportements à éviter d'un entraineur envers ses joueurs

Voici des exemples de comportements interdits ou à éviter envers un athlète, selon les explications de Jean-François Mouton

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Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-03-19T04:00:00Z

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Malgré les nombreuses formations nécessaires, les règles à suivre dans leur code d’éthique, des entraîneurs peuvent parfois s’emballer et présenter de mauvais comportements. Voici sept exemples de comportements interdits ou à éviter envers un athlète, selon les principes du code et leur interprétation par l’expert en coaching, formateur et consultant, Jean-François Mouton.

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Jean-François Mouton œuvre dans le milieu du coaching depuis près de 50 ans. Éducateur physique de formation, il a écrit de nombreux ouvrages pour outiller les entraîneurs sportifs.
Jean-François Mouton œuvre dans le milieu du coaching depuis près de 50 ans. Éducateur physique de formation, il a écrit de nombreux ouvrages pour outiller les entraîneurs sportifs. PHOTO CAPTURE D'ÉCRAN SITE WEB HOCKEY DE MORTAGNE

1) Crier

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«Un entraîneur ne peut pas crier pour faire passer son message. Les plus grands athlètes au monde l’ont dit que dès qu’on avait crié après eux, ils n’écoutaient plus. Quand un entraîneur crie, ce serait en réaction pour faire passer un message de sécurité. C’est possible de hausser le ton pour renforcer un message, mais pas pour diminuer un joueur ou un groupe et faire augmenter la pression qui explosera ensuite. Il existe d’autres moyens que de hausser le ton inutilement et constamment. Il ne faut jamais oublier qu’il s’agit de relations humaines.»

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2) Manquer de respect

Syda Productions - stock.adobe.com
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«C’est une question de comportement. Quand on vise au-delà de ce comportement, on vise l’individu. On ne peut pas porter un jugement sur l’individu. Même en appliquant le principe «tough love», on doit leur parler correctement et les respecter. On ne peut pas utiliser des mots diminuant les personnes, les attaquer et les dénigrer. Le mot discipline est souvent mal interprété et appliqué. La discipline, c’est d’encourager les comportements et non se cacher derrière la phrase «marcher droite».»

3) Abuser physiquement

«Un geste envers un athlète est interdit. Même s’il s’agit d’un geste visant à le réveiller ou le ramener dans la réalité. Cogner sur un casque, agripper une grille, empoigner le chandail ou toucher un individu dans un contexte de frustration, ça ne se fait pas. Tout doit se régler avec des mots.»

4) Abuser psychologiquement

«Il faut voir aussi la définition d’intimidation qui s’y apparente dans les documents officiels. Quand on parle d’abus, c’est qu’il y a répétition. Où tracer la ligne? À la deuxième fois. Mais les mots et les gestes utilisés, que ce soit une fois ou 10 fois, c’est « meurtrier». Le mal est déjà fait. À force de répéter, ça fait encore plus mal.

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5) Menacer et effrayer

Michael Chamberlin - stock.adobe.com
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«Fonctionner avec les menaces, les coups de pied dans le derrière et les claques derrière la tête, on oublie ça. Les tons menaçants, ce n’est pas mieux pour modifier un comportement. Un entraîneur doit toujours entretenir une relation de partenariat avec les joueurs pour installer un climat sain et progresser. Gérer un groupe, ce n’est pas évident. On ne peut plus appliquer la notion de «my way or the highway». »

6) Discriminer et choisir ses chouchous

Inna Darda - stock.adobe.com
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«C’est un point sensible et il faut impérativement évacuer toutes les sources de discrimination dans un groupe. Toute personne a droit à un traitement juste et équitable. Dès leur jeune âge, les enfants sont sensibles à l’injustice et ils sont attentifs aux préférés et aux chouchous.»

7) Démotiver

«Dans un climat toxique et négatif, les mauvais comportements d’un entraîneur créent des dommages collatéraux. Parmi ceux-ci, on trouve la baisse de l’estime de soi et de la confiance ainsi que la perte du goût de jouer. Ce n’est pas bien, car le sport est un loisir. Quand la motivation et l’engagement sont absents, on ne progresse pas. On fait du surplace et même, on recule.»

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