7 choses à savoir sur la tournée «Got Back» de Paul McCartney, qui s’amène à Montréal
L’ancien des Beatles viendra donner deux concerts très attendus au Centre Bell lundi et mardi


Raphaël Gendron-Martin
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Déjà sept années se sont écoulées depuis le dernier concert de Paul McCartney à Montréal. Même s’il a soufflé 83 bougies cet été, l’ancien des Beatles continue les prestations marathons et refuse de parler de retraite. Ses deux concerts au Centre Bell les 17 et 18 novembre seront-ils ses derniers parmi nous, sachant qu’il a espacé ses visites précédentes de plusieurs années? Personne ne le sait. Profitons du rare passage de cette légende vivante pendant que c’est encore possible. Voici sept choses à savoir sur la tournée Got Back.
Préconcert dans la nostalgie
Avis aux chanceux qui ont des billets pour les concerts de Macca à Montréal lundi et mardi: arrivez tôt. La raison? L’événement commence dès votre arrivée dans les gradins, avant même l’arrivée de l’ancien Beatles et ses musiciens. Dans les écrans géants postés sur la scène, le préconcert propose un diaporama de la carrière de McCartney et du Fab Four. Le tout se conclut sur une animation de sa célèbre basse Höfner. De quoi se mettre dans l’ambiance!
Encore des prestations marathons
Paul McCartney a beau avoir 83 ans, il ne semble pas vouloir arrêter les concerts-marathons de sitôt. Alors qu’en 2018, il avait offert rien de moins que 39 chansons lors de son dernier passage à Montréal, l’ancien Beatles a à peine ralenti le rythme aujourd’hui. Dans sa tournée actuelle, il interprète encore une bonne trentaine de chansons, jouant pendant environ 2h40 et cela, sans généralement boire une seule goutte d’eau!
Accompagné de ses fidèles musiciens
Très loyal, McCartney est accompagné pour cette tournée des quatre mêmes musiciens depuis des décennies: Paul «Wix» Wickens (claviers, avec lui depuis 1989), Rusty Anderson (guitare, avec lui depuis 2001), Abe Laboriel Jr. (batterie, avec lui depuis 2001) et Brian Ray (basse/guitare, avec lui depuis 2002). La tournée inclut également le trio de cuivres Hot City Horns (Mike Davis, Kenji Fenton, Paul Burton).
Peu de changements dans les chansons
Paul McCartney sait exactement ce que les gens veulent voir à ses concerts: des succès des Beatles et de Wings. Même s’il a lancé 18 albums solos, le musicien ne retient qu’une demi-douzaine de titres, dont la magnifique Maybe I’m Amazed.
Tout le reste n’est qu’une succession de grands classiques des années 1960-1970, dont Blackbird, Get Back, Help!, Hey Jude, Band on the Run, Jet, Live and Let Die et Something. Le concert se termine exactement de la même façon qu’en 2018 et 2011: avec l’enchaînement Helter Skelter, Golden Slumbers, Carry That Weight et The End.
Seul changement notable: l’absence de Back in the USSR, que McCartney n’a pas jouée depuis 2019 et qu’il n’a pas ajoutée à sa nouvelle tournée depuis l’invasion de la Russie en Ukraine en 2022. Depuis l’an dernier, Macca joue aussi Now and Then, une pièce de John Lennon de 1977 qui a été restaurée grâce à l’intelligence artificielle et lancée comme extrait en 2023. Elle est présentée comme «la dernière chanson des Beatles».
Retour à ses débuts
En plus de replonger dans les années 1960 avec les nombreux succès des Beatles, Paul McCartney se permet un retour encore plus loin dans ce spectacle en interprétant la chanson In Spite of All the Danger, du groupe The Quarrymen. C’est la formation dont avaient fait partie McCartney, John Lennon et George Harrison avant de fonder les Beatles. Cette chanson en particulier a été écrite entre mai et juillet 1958.
Visuellement généreux
En plus d’être un jukebox vivant et d’en mettre plein les oreilles à ses admirateurs, Paul McCartney a aussi voulu leur en mettre plein la vue avec cette tournée. Visant à être un événement pour tous les âges, le concert comprend des écrans géants, des lasers et beaucoup d’humour de l’artiste britannique qui enjolivent la prestation. Et lors de l’explosive Live and Let Die, on a droit à l’inévitable pyrotechnie.
Des clins d’œil à ses anciens comparses
Même s’il fait carrière solo depuis cinq décennies, Paul McCartney n’a pas oublié ses anciens comparses des Beatles. Avant d’interpréter Here Today, une chanson qu’il avait écrite à la suite du meurtre de John Lennon, Macca la dédie à son ancien coauteur de la grande majorité des chansons des Beatles. Plus tard dans le concert, il fait aussi un duo virtuel avec Lennon, pour I’ve Got A Feeling. McCartney dédie également le morceau Something à George Harrison. Il n’interprète toutefois pas ici Octopus’s Garden, qu’il aurait pu dédier à Ringo Starr.