6 troublantes révélations de la frappe du Nouvel An à Makiïvka: «c'était la confusion totale»
TVA Nouvelles
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Peu de détails ont été révélés par la Russie après la frappe massive de l’Ukraine sur des quartiers militaires de Makiïvka au Nouvel An, près de Donetsk, mais voilà que de nouvelles informations ont été relayées par des utilisateurs russes sur Telegram.
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L’Ukraine, qui avait utilisé des missiles HIMARS pour détruire le centre où étaient postés des centaines d’hommes mobilisés, a avancé qu’elle avait tué au moins 400 Russes dans la frappe.
De son côté, le ministère russe de la Défense avait reconnu la mort de 89 hommes.
Des utilisateurs indépendants de la plateforme Telegram ont tenté de comprendre ce qui s’était réellement passé le 1er janvier. Ils ont rencontré des survivants de l’attaque dans la région de Samara. Plusieurs personnes tuées étaient originaires de cet oblast du sud-est de la Russie européenne.
Un auteur indépendant spécialisé en opérations militaires a récolté les détails les plus troublants dans la frappe. En voici quelques-uns.
1. Les commandants militaires avaient fui les lieux
Les hommes mobilisés fêtaient le Nouvel An dans une école désaffectée, mais leurs commandants militaires n’étaient pas présents lors de l’attaque. Ils avaient quitté en soirée pour célébrer ailleurs.
2. Beaucoup de débris et de morts
Un survivant rencontré par l’utilisateur «Samara Against The War» a été envoyé le lendemain de l’attaque sur le site pour trouver des survivants et tasser les débris. Il affirme avoir vu «au moins 300 morts».
More photos from Makiivka one minute before HIMARS New Year’s Eve fireworks. pic.twitter.com/gEthywg0F9
— KIU • Russian Officers killed in Ukraine 🇨🇿🇺🇦 (@KilledInUkraine) January 16, 2023
3. Les soldats faisaient la fête
Un survivant affirme que «la plupart» des hommes étaient saouls. «Seulement ceux qui étaient à jeun ont été en mesure de réagir rapidement et de quitter les lieux. Après les premières explosions, c’était la confusion totale et des hommes se tiraient entre eux.»

4. La liste des décès toujours cachée
Une pétition a abondamment circulé dans la région de Samara, exigeant que la liste des personnes tuées à Makiïvka soit rendue publique. Selon les derniers chiffres, le document a récolté quelque 50 000 signatures. Le ministère russe de la Défense refuse de le faire pour des questions de sécurité.

5. La population locale terrifiée
Quelques heures après la frappe, la peur s’est emparée des résidents locaux. Des journalistes britanniques se sont rendus à Samara pour obtenir des réactions, en vain. «Personne ne va parler. Les gens se taisent. Tout le monde dit à leurs proches de croire ce qui est dit à la télévision d’État. Les mamans de ces hommes souffrent.»
Some pictures from my reporting trip to Samara region, still in shock and denial about Makiivka New Year’s Day strike that probably killed hundreds. Relatives mostly silent despite their anger - some of them have been warned against talking to the media. Piece to come. pic.twitter.com/dOHb7PBAtc
— Oliver Carroll (@olliecarroll) January 15, 2023
6. Des téléphones proscrits
Le ministère avait rejeté le blâme sur les hommes ayant utilisé leur téléphone cellulaire pour rejoindre leurs proches en Russie, une pratique interdite. Un des soldats mobilisés avait appelé son fils à 22 h pour lui dire «qu’on préparait la nourriture pour fêter.» Des spécialistes en renseignement militaire croient que l’usage des cellulaires a permis aux Ukrainiens de réaliser le bombardement.
