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53e Gala de l’athlète : le couronnement de Valérie Maltais

Absente de la soirée du Gala de l’athlète, Valérie Maltais a tout de même exprimé sa reconnaissance d’avoir été élue athlète de l’année après sa récolte de trois médailles olympiques en février, à Milan.
Absente de la soirée du Gala de l’athlète, Valérie Maltais a tout de même exprimé sa reconnaissance d’avoir été élue athlète de l’année après sa récolte de trois médailles olympiques en février, à Milan. PHOTO FOURNIE PAR LE GALA DE L’ATHLÈTE
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-05-14T02:00:00Z

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Aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, Valérie Maltais ne s’était pas contentée d’une médaille et avait fini par en rafler trois. Elle a refait le même coup au 53e Gala de l’athlète en remportant trois prix, dont celui d’athlète de l’année.

Le terme historique est souvent employé à outrance dans le sport, mais dans le cas de Maltais, il n’a rien d’exagéré au terme de cette soirée faste qui l’a récompensée pour ses médailles de bronze olympique sur 1500 m et 3000 m, en plus de celle en or à la poursuite par équipe.

D’abord, elle est devenue la toute première patineuse de vitesse longue piste à recevoir l’ultime honneur dans cette soirée qui couronne les athlètes par excellence des régions de Québec et Chaudière-Appalaches.

D’autre part, elle a aussi été décorée à titre d’athlète individuelle internationale, coiffant Laurie Blouin (snowboard) et Béatrice Lamarche (patinage de vitesse), en plus de mettre la main sur le titre de partenaire coéquipière internationale de l’année devant les hockeyeuses Marie-Philip Poulin et Ann-Renée Desbiens.

Malheureusement, l’athlète de 35 ans se trouvait en Espagne et n’était donc pas sur place pour récolter le fruit de son labeur

« C’est avec une immense fierté que j’accepte ce prix. C’est un moment tout spécial pour moi, car c’est mon premier titre d’athlète de l’année à ce gala. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à mon choix de m’installer à Québec en 2022.

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« S’entraîner ici, au Centre de glaces, a littéralement donné un second souffle à ma carrière. Sans cette infrastructure, je ne pense pas que j’aurais pu être sur la glace à Milan », s’est exprimée la patineuse via un message vidéo.

Parmi les grands

C’est donc dire que la région continue d’être un terreau fertile en patineurs de vitesse. Avant Maltais, Laurent Dubreuil avait déjà récolté le titre d’athlète de l’année en 2020 et 2022, tout comme Gaétan Boucher (1977 et 1980) et Louis Grenier (1985) en longue piste. En courte piste, Kalyna Roberge avait aussi hérité de cet honneur en 2006 et 2007.

« À 35 ans, je suis tellement reconnaissante d’avoir écouté cette petite flamme intérieure qui me disait que j’en avais encore dans le ventre. Atteindre ce niveau demande des sacrifices constants — peser chaque aliment, dire non aux soirées, se coucher tôt — mais je ne regrette rien », a renchéri Maltais.

Dubreuil n’a pas eu la même veine, lui qui a vu le planchiste Eliot Grondin l’emporter dans la catégorie athlète masculin de l’année, en vertu de sa médaille d’argent olympique en snowboardcross.

Beau moment pour Muncef Ouardi

Muncef Ouardi a été nommé entraîneur de l’année en sport individuel.
Muncef Ouardi a été nommé entraîneur de l’année en sport individuel. Photo STÉPHANE CADORETTE

Le patin de vitesse a cependant été salué deux autres fois dans la soirée, quand Muncef Ouardi a été sacré entraîneur par excellence en sport individuel et Philippe Tanguay la découverte masculine de l’année.

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Ouardi a notamment accompagné Maltais au cours des dernières années et il s’agissait d’une première récompense de la sorte pour celui qui dit avoir été malade une fois la pression des Jeux olympiques retombée.

« On ne pense jamais à ça quand on coache, mais c’est un gros honneur. Avec les autres nominés, il y avait des grosses pointures. C’est sûr qu’on a eu des médailles olympiques et tout, mais c’est difficile de comparer les disciplines. En bout de ligne, les performances reviennent aux athlètes », a indiqué celui qui doit désormais se tourner vers la relève en ce début de cycle olympique de quatre ans.

« On a été à la fin d’un cycle avec des athlètes un peu plus vieux, mais on n’a pas le temps de chômer », a-t-il signalé.

Parmi les autres lauréats, soulignons que le quatrième championnat de suite des Capitales de Québec dans la Ligue Frontière leur a valu le titre d’équipe de l’année et à leur gérant Patrick Scalabrini celui d’entraîneur par excellence en sport collectif.

LES GAGNANTS DU 53e GALA DE L’ATHLÈTE

Athlète de l’année

Valérie Maltais (patinage de vitesse)

Athlète individuel international masculin

Éliot Grondin (snowboard cross)

Athlète individuel international féminin

Valérie Maltais (patinage de vitesse)

Partenaire/coéquipier international

Valérie Maltais (patinage de vitesse)

Athlète individuel national masculin

Elliot Primeau (ski acrobatique)

Athlète individuel national féminin

Rafaëlle Carrier (vélo de montagne)

Partenaire/coéquipier national

Étienne Lacasse (patinage artistique)

Entraîneur sport individuel

Muncef Ouardi (patinage de vitesse)

Entraîneur sport collectif

Patrick Scalabrini (baseball)

Découverte féminine

Megan Ruelland (vélo de montagne)

Découverte masculine

Philippe Tanguay (patinage de vitesse)

Équipe

Capitales de Québec (baseball)

Performance exceptionnelle

Sara Bédard-Dubé (rafting)

Personnalité sportive de l’année

Gilles Lépine (volleyball)

Prix Jacques-Amyot

Lucien Beaumont (natation)

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