50 buts pour Cole Caufield: «Je pensais que ça n’allait jamais arriver»
Voici les premières réactions de l’attaquant du Canadien après l’atteinte du fameux plateau

Jean-Nicolas Blanchet
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Cole Caufield ne le cache pas. Les derniers jours sans marquer ont ressemblé à une « éternité ».
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« Je ne vous le cacherai pas, c’était assez stressant, les derniers jours », a lancé Caufield en se présentant en point de presse après la victoire jeudi soir.
Tout souriant, il a candidement admis, sans surprise, que ça commençait à être lourd de passer de 49 à 50 buts.
« Je pensais que ça n’allait jamais venir », a-t-il dit.
Évidemment, pour lui, c’était difficile de ne pas y penser. « C’était partout ! », a-t-il lancé en riant. Et il a fait blaguer tous les journalistes quand il s’est fait demander si c’était un soulagement pour lui d’enfin passer à autre chose.
« Vous aussi [vous pouvez maintenant passer à autre chose] », a-t-il répliqué.
Des éloges pour son entraîneur
Caufield a été très élogieux et même ému en parlant de Martin St-Louis.
« Je ne pense pas que je peux remercier quelqu’un davantage que Martin St-Louis. Il m’a donné des opportunités, de la confiance... Il m’a montré comment mieux jouer au hockey. Il dit toujours qu’il ne nous apprend pas à marquer. Mais au fond, il nous apprend aussi comment marquer », a relaté le nouveau marqueur de 50 buts.
Si c’était stressant d’atteindre le fameux 50e, c’est ce qui rend Montréal aussi spécial, selon Caufield. D’ailleurs, il a soulevé que depuis qu’il a été repêché dans la LNH, il ne voulait aucunement d’un autre chemin.
« Je suis chanceux d’être tombé à la bonne place et à la bonne équipe. Personne ne sait je serais rendu où sinon. Je suis tellement reconnaissant de tout ce que cette ville m’a offert. C’est vraiment spécial ».
Il s’est même permis de s’excuser, en riant, d’avoir mis un peu de temps avant d’arriver à 50 buts. « Je sais que plein de gens ont payé des billets chers lors des matchs avant, j’ai vu passer ça ! »
Il était clair sur une chose par contre. Il sait parfaitement à quel point les partisans avaient soif d’un marqueur d’exception après tant d’années d’attente. « Personne ne mérite plus que ces fans », a-t-il pris soin de souligner.
L’enseignement d’en marquer 50
Martin St-Louis refusait de son côté de prendre le crédit que Caufield lui accordait.
« Comme entraîneur, tu peux amener un joueur à un certain niveau [...] Je peux l’amener à être un bon joueur dans la LNH. Mais marquer 50 buts, ça, un entraîneur ne peut rien faire pour ça. Aussi, c’est que Cole, ce n’est pas seulement un marqueur de 50 buts. C’est beaucoup plus que ça comme joueur de hockey. Et c’est l’humain aussi en arrière. C’est de l’engagement, de l’enthousiasme... Il est contagieux ».
L’entraîneur a aussi exprimé sa fierté pour son attaquant. « On est fier et on est fans nous aussi, car on voit le travail derrière tout ça ».
Martin St-Louis est aussi revenu sur la robustesse de ce match et il est plus que fier du travail de son équipe. « C’est un match physique [...] On est capables de jouer ce genre de match. Il faut être prêt pour n’importe quoi et je crois qu’on l’est », a suggéré le pilote du CH. Même n’importe qui, a-t-il ajouté.