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5 trucs pour éviter les soins ou médicaments inutiles

Photo portrait de Louis-Philippe  Messier

Louis-Philippe Messier

2026-05-30T04:00:00Z

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Voici cinq trucs pour éviter les soins ou médicaments inutiles.

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La pharmacienne Camille Gagnon, directrice adjointe du Réseau canadien pour l’usage approprié des médicaments et la déprescription, indique que des patients sont souvent entraînés dans une « cascade médicamenteuse ».

« Au Canada, les coûts associés aux médicaments potentiellement inappropriés sont estimés à environ un milliard de dollars par année », déplore la pharmacienne.

Chez les personnes âgées, près d’une personne sur trois prend plus de 10 médicaments et près d’une hospitalisation sur trois serait causée par un médicament prescrit.

« À partir de huit médicaments, on observe une corrélation importante avec les hospitalisations et la mortalité », avertit Mme Gagnon.

Camille Gagnon
Camille Gagnon

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Voici cinq trucs pour bien gérer sa médication.

BOÎTE

1 — Consulter son pharmacien

On voit normalement son pharmacien pour obtenir des médicaments, mais ce dernier est également habilité à réviser des prescriptions et à déprescrire des médicaments devenus inutiles ou nuisibles.

« Beaucoup de gens surmédicamentés ne savent pas qu’ils peuvent prévoir un plan de réduction de leurs médicaments avec leur pharmacien », affirme Mme Gagnon.

Une personne sans médecin de famille peut compter sur le soutien d’un professionnel à la pharmacie du coin.

2 — Se passer de somnifères

« Les Québécois consomment plus de somnifères que dans plusieurs autres provinces canadiennes », déplore la pharmacienne Camille Gagnon.

« Pour l’insomnie chronique, on sait que la thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie (TCC-I) fonctionne mieux à long terme que les somnifères », soutient-elle.

Cette approche peut inclure des routines de sommeil, la réduction de l’exposition aux écrans, des applications ou outils numériques et des exercices pour calmer l’anxiété.

3 — Arrêter les antiacides

«Une autre catégorie très répandue de médicaments pris trop longtemps inutilement est celle des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), utilisés contre l’acidité gastrique », met en garde la pharmacienne Camille Gagnon.

« Ces médicaments sont généralement prévus pour une courte durée, mais beaucoup de gens les prennent pendant des années », déplore-t-elle.

Parmi les ennuis de santé associés à ces antiacides, on retrouve l’insuffisance rénale et l’ostéoporose.

4 — Assainir ses habitudes de vie

« Les médicaments compensent souvent un problème plus large », affirme Camille Gagnon.

Très souvent, les médicaments cherchent à corriger les symptômes des mauvaises habitudes de vie.

« Comme société, investit-on suffisamment dans la prévention, dans des environnements qui favorisent l’activité physique, une saine alimentation et la santé mentale ? », demande-t-elle.

« On investit énormément dans le traitement, mais beaucoup moins dans les conditions qui permettent aux gens de rester en santé », regrette Mme Gagnon.

5— Éviter les chirurgies non essentielles

Beaucoup de patients souffrant de douleurs musculo-squelettiques devraient voir d’abord un physiothérapeute ou un professionnel en réadaptation plutôt qu’un spécialiste.

Les études montrent que cette approche améliore le retour au travail, réduit les invalidités de longue durée et diminue l’usage d’opioïdes.

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