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5 mensonges qui ont marqué la première année du retour de Donald Trump

Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2026-01-20T20:14:47Z

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Donald Trump a multiplié les mensonges pour justifier ses décisions et ses ambitions les plus controversées au cours de la première année de son retour au pouvoir. On revient sur certaines des fausses affirmations les plus marquantes de la dernière année.

1- Les Canadiens favorables à l’idée du 51e État

Donald Trump martelait son intention de faire du Canada le 51e État américain avant même son entrée officielle en fonction le 20 janvier 2025.

Le 9 janvier, pour justifier son ambition, il a déclaré que la population canadienne était favorable à cette idée lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago.

Photomontage Benoit Dussault
Photomontage Benoit Dussault

Or, les sondages indiquaient alors que neuf Canadiens sur dix ne voulaient pas voir leur pays annexé par les États-Unis.

En affirmant vouloir s’emparer d’un pays allié, Donald Trump envoyait un message clair au reste du monde: personne n’est à l’abri des ambitions américaines.

Ce message résonne toujours actuellement, alors que Washington menace de s’emparer du Groenland par la force malgré l’opposition de la communauté internationale.

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2- L’Ukraine a déclenché la guerre contre la Russie

Le 12 février 2025, Donald Trump a eu une discussion téléphonique de 90 minutes avec Vladimir Poutine, mettant fin aux efforts déployés par l’administration Biden pendant trois ans pour isoler la Russie après l’invasion de l’Ukraine.

Washington et Moscou ont ensuite entamé des pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, mais sans inviter le gouvernement ukrainien et ceux des pays européens à la table des discussions.

Photo d’archives, AFP
Photo d’archives, AFP

Pour justifier ses positions, Donald Trump a accusé le président Volodymyr Zelensky d’être un dictateur, ajoutant au passage que c’était l’Ukraine, et non la Russie, qui était responsable de la guerre.

«Vous n’auriez jamais dû déclencher cette guerre», a-t-il lancé à la fin du mois de février.

Ces déclarations et ces rapprochements ont été parmi les premiers indices de l’éloignement des États-Unis avec les autres membres de l’OTAN.

• À lire aussi: Le détecteur de mensonges: Zelensky est un dictateur et l’Ukraine a commencé la guerre, selon Donald Trump

3- Un président américain peut se présenter pour un troisième mandat

Dès les premiers mois de son second mandat, Donald Trump semblait déterminé à étendre ses pouvoirs présidentiels au détriment des lois américaines.

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Cette crainte a grandi le 30 mars 2025 quand le président a évoqué la possibilité de se présenter pour un troisième mandat lors d’une entrevue accordée à NBC News.

«Il y a des méthodes qui vous permettent de le faire», a-t-il assuré.

Donald Trump a expliqué qu’il pourrait se présenter à la vice-présidence lors des élections présidentielles de 2028, ce qui lui permettrait d'accéder au pouvoir sans être officiellement élu président.

Pour l’expliquer simplement: en cas de victoire républicaine, le président élu n’aurait qu’à démissionner de son poste pour laisser la place à Trump.

Photomontage Benoit Dussault
Photomontage Benoit Dussault

Différents experts en droit constitutionnel américain ont souligné que ce plan ne tenait pas la route, puisque la Constitution impose les mêmes critères d’éligibilité à la fonction de vice-président qu’à celle de président.

Cette volonté de contourner les lois pour solidifier son pouvoir continue de se faire sentir, alors que Donald Trump a récemment remis en question la pertinence des élections de mi-mandat prévues le 6 novembre 2026.

• À lire aussi: Le détecteur de mensonges: Donald Trump peut légalement se présenter pour un troisième mandat

4- Manifestations contre ICE: Los Angeles fait face à une «invasion étrangère»

Au mois de juin, alors que les manifestations contre les opérations de la police fédérale de l’immigration (ICE) étaient en cours depuis quelques jours à Los Angeles, Donald Trump a affirmé que la métropole californienne était le théâtre d’une «invasion étrangère» susceptible d’avoir des répercussions partout aux États-Unis.

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Il a aussi accusé les élus démocrates d’avoir financé les manifestations.

Le président cherchait alors à justifier le déploiement de plus de 2000 membres de la Garde nationale dans les rues de la ville malgré l’opposition des élus locaux.

Le cas de Los Angeles a mis la table aux violences qui entourent actuellement les opérations de ICE dans plusieurs grandes villes américaines.

• À lire aussi: Le détecteur de mensonges: Los Angeles fait face à une «invasion étrangère», affirme Donald Trump

5- Chaque bateau provenant du Venezuela tue 25 000 personnes

Depuis le mois de septembre, les États-Unis ont procédé à au moins 35 frappes visant des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue depuis le Venezuela vers les États-Unis, tuant plus de 135 narcotrafiquants présumés.

À la mi-octobre, le président a justifié les opérations en affirmant qu’elles avaient permis de sauver plus de 100 000 vies, car «chaque bateau tue environ 25 000 personnes» à cause de la drogue qu'il transporte.

Parallèlement, Donald Trump a plusieurs fois répété que le président vénézuélien Nicolás Maduro était à la tête de cet important réseau de trafic de stupéfiants visant les États-Unis.

Depuis la capture de Nicolás Maduro par les forces armées américaines le 3 janvier, le discours du locataire de la Maison-Blanche a pris une tout autre tournure, dévoilant ce que plusieurs considèrent être la vraie raison des récentes opérations américaines: s’emparer des réserves de pétrole du Venezuela, qui représentent près de 20% des réserves totales dans le monde.

• À lire aussi: Le détecteur de mensonges: 100 000 Américains sauvés grâce à des bombardements au large du Vénézuéla, selon Trump

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